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Hop-Hop je commence ma série de romans américains car en Septembre, c’est la             8ème édition du Festival America

Le club des policiers yiddish / Michael Chabon. Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Isabelle D. Philippe. Robert Laffont, 2009 (Pavillons). 473 pages.

Le district de Sitka, en Alaska, est le nouvel Israël. Y vivent deux millions de Juifs parlant le yiddish. L’inspecteur Meyer Landsman, de la brigade des homicides, est chargé de faire régner la paix dans cette communauté désobéissante et encline aux mystères. Ainsi, dans un hôtel minable, Landsman découvre un junkie assassiné qui s’avère être le fils du plus puissant rabbin de Sitka, le chef des verbovers, des Juifs ultra-orthodoxes. Des ordres venant de l’étranger exigent la clôture de l’enquête mais Landsman s’obstine : ce mort lui plaît et il refuse de laisser son assassinat impuni… Le rabbin aurait-il commandité le meurtre de son fils ? Dans quel but ? Et quels liens entretient la communauté verbover avec d’étranges commandos parlant hébreu ?

Ce roman avait, me semblait-il, tout pour me plaire : roman uchronique mêlée à une enquête policière en milieu hostile (l’Alaska) dans une communauté juive dont je suis loin de maîtrisée la culture et la langue mais l’intérêt était là. Les critiques élogieuses, de multiples prix et, une lecture quasi commune avec une collègue à qui on avait conseillé ce roman.

Et bien, l’une comme l’autre nous sommes totalement passées à côté de ce pseudo polar. L’enquête en elle-même n’est là que pour nous baigner dans un environnement communautaire, proche de l’implosion. Elle nous entraîne deci delà, sur le territoire, nous plongeant dans cette ville fantomatique, dans cet idéal revisité, sur les traces de l’histoire, nous distillant des bribes d’informations mais qui se perdent dans les biographies de Landsman, de son cousin et de cette colonie qui s’est étendue progressivement, veillant jalousement à défendre sa culture et à reconstruire son passé perdu. Au fur et à mesure, j’avais la sensation d’égarer le fil conducteur, ne comprenant pas bien où Michael Chabon avait la tentation de m’emmener et puis, tout à coup la clarté a semblé apparaître. Mais la chute est repartie dans les travers déjà soulignés.

Le personnage principal lui-même, aurait dû être attachant tout comme les secondaires, mais le style de l’auteur m’a complètement détaché de lui comme de l’histoire elle-même. Par exemple, je me suis vue relire 3 fois une simple phrase afin de comprendre de qui il parlait car, sans tambours ni trompette et surtout, sans virgules ou parenthèses, il fait parler un personnage tout en citant un sentiment/un comportement pour un autre.

Vous l’aurez compris je ne suis pas réellement entrée dans ce roman, car chaque nouvel élan de lecture se voyait balayé. J’en suis désolée car de nombreuses thématiques présentes dans ce roman m’intéressaient, mais non… il n’est pas pour moi.

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