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11238231_10206786263726217_5437983207844497190_nIl continue… Chez Titine, Lou et Cryssilda et tant d’autres…

La disparue d’Angel Court / Anne Perry. Traduit de l’anglais par Florence Bertrand. 10/18, 2015. 345 pages.

Londres, 1898. Lorsque échoit au commandant Thomas Pitt la mission de protéger une jeune Espagnole en visite dans la capitale, il ne comprend pas tout de suite en quoi ce travail relève de la Special Branch, organe des Services secrets britanniques. Jusqu’à ce qu’elle disparaisse au milieu de la nuit dans la résidence d’Angel Court. Sofia, fondatrice d’une nouvelle religion controversée, prêchait des idéaux que certains diraient blasphématoires, et sa vie avait été menacée.
Mais Pitt sent qu’il y a une raison plus profonde et plus dangereuse à son enlèvement, si c’est bien de cela dont il s’agit. Et alors que les ramifications de son enquête s’étendent jusqu’en Espagne, il sait que le temps est compté et que la sécurité de la Nation pourrait être en jeu.

J’ai dû lire Anne Perry, un jour (cela doit se trouver dans les méandres de mon cerveau), mais c’est avant tout pour le mois anglais et par hasard que j’ai lu ce titre ces derniers jours.

Alors sans doute me manque-t-il des clés pour bien appréhender cette 30ème aventure de Charlotte et Thomas Pitt, me diront les addicts à la lecture de ce billet peu enthousiaste, je l’avoue. Si j’ai trouvé le contexte historique, le rendu de l’enquête, les relations des personnages intéressantes, l’enquête en elle-même me laisse sur ma faim et j’ai eu la sensation que sa résolution, comme la conclusion du livre était bâclée. J’ai tourné la dernière page, pensant y trouver une sorte d’épilogue, mais rien. Alors que tout au long du roman, l’interaction entre Thomas et Charlotte notamment était importante, les échanges entre les personnages fondamentaux, montrant l’importance de la parole et des échanges, la chute tombe et le point final est mis dès que la disparue est retrouvée et, sur une dernière phrase que je juge fort banal quand on voit l’atmosphère qui règne en Angleterre et dans le monde au moment de cette enquête.

Car le roman traite admirablement des relations tumultueuses entre les pays, des guerres sous-jacentes, de la révolte des pauvres, paysans avant tout, qui souffrent de la faim et se rebellent. De la toute puissance des hommes au pouvoir et d’un contexte économique qui menace de s’effondrer à tout moment dès que la confiance s’ébranle ou qu’un état n’est plus à même de se défendre, lui ou ses colonies (ou pays assimilés). Anne Perry parle fort bien des croyances, de ceux qui la vivent et des groupes qui se développent autour d’une religion et des combats menés hier et aujourd’hui contre la foi étrangère à un pays. Des thématiques qui forcément nous parlent en cette année 2015 toujours secouée par ces faits économiques ou religieux. Mais cette utilisation des répétitions de l’histoire tout en les liant  à une enquête ne permet pas de combler certains vides.

Comme souvent, je ne dis pas que je ne ferais pas une autre tentative (dans l’ordre peut être) de cette série ou d’une autre d’Anne Perry, mais bien entendu, cela ne m’a pas donné envie de me précipiter.

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