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Moriarty et Les trois reines / Anthony Horowitz. Traduit de l’anglais (Royaume-Uni) par Annick Le Goyat. Hachette, 2014. 358 pages

Elle se passe cinq jours après les événements tragiques des chutes du Reichenbach, où l’illustre Sherlock Holmes et son ennemi juré, le Professeur Moriarty, ont perdu la vie. Tout commence dans une crypte où se trouvent trois hommes. Le premier est Athelney joncs, inspecteur à Scotland Yard. je suis le deuxième. Le troisième homme est grand et mince. Il porte une étiquette à son poignet. Repêché à quelque distance des chutes, il est mort noyé.
Le nom inscrit sur l’étiquette James Moriarty. Moriarty : il est la raison de ma venue en Europe. Visiblement, je suis arrivé trop tard.

L’ombre de Sherlock Holmes domine ce roman à travers les personnages que l’on croise : différents inspecteurs de Scotland Yard, des réminiscences de ses histoires narrées par Watson, un inspecteur qui s’inspire de ces faits d’armes pour mener l’enquête, et bien entendu l’image omniprésente de Moriarty. Car tout tourne autour du professeur qui, une fois disparu, laisse un boulevard à des malfrats américains pour devenir les nouveaux maîtres de Londres, avec des moeurs peu communes à celles usitées jusqu’ici. Car s’ils sont redoutables, leurs méthodes sont extrêmes : explosions, meurtres sordides ou quasi gratuits, enlèvements tout leur semble bon. Anthony Horowitz confronte les deux mondes et leurs méthodes, jouant avec intelligence de l’histoire et de la géographie londonienne afin de mieux nous plonger dans l’univers que nous connaissons bien et que nous attendons dès que le nom de Sherlock apparaît.

Ne cherchez pas Holmes, il n’y est pas comme je viens de vous le dire. Et nulle digression sur sa disparition, le narrateur nous dit par avance qu’il n’est pas mort et que sa disparition de 3 ans ne peut être élucidée (du moins pas dans ce roman qui n’est pas là pour cela). Mais les mystères demeurent et s’enchevêtrent comme dans tout bon roman de Conan Doyle. L’histoire est bien ficelée mais je dois avouer (attention limite du spoiler) que j’avais quasi deviné la chute dès le 3ème chapitre. En effet, à force de jouer au jeu du chat et de la souris, bien malin qui finit par savoir qui est qui, et qui se cache réellement derrière les façades : de demeure quasi transformée en prison, de l’ambassade des Etats-Unis ou d’un fameux club américain où tout un chacun aime paraître.

Cela a le couleur de Doyle, un peu le goût mais cela reste du Horowitz. Un cocktail qui se boit avec plaisir.