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Le piano dans l’éducation des jeunes filles / Stéphane Barsacq. Albin Michel, 2016. 346 pages.

Peut-on trouver le grand amour dans une société vouée à la jouissance et à l’individualisme ? Volodia, jeune professeur d’histoire épris de littérature, de musique et d’absolu en a la certitude. Mais qui fera son éducation sentimentale ? Sonia, jeune pianiste ambitieuse et maîtresse insatiable ? Asma, férue de mystique et d’érotisme oriental ? Ou Sophie, artiste adulée à la troublante beauté ? Pour nous entraîner dans ce voyage initiatique, Stéphane Barsacq trempe son encre d’humour, d’esprit et de verve.
On rit et on pleure du tragi-comique des situations, et de ce que révèle son regard sur notre monde singulièrement déjanté.

Je suis extrêmement déçue par ce roman qui ne tient absolument pas les promesses de son titre ou de sa quatrième de couverture. Je n’ai ni ri, ni pleuré. Je me suis ennuyée attendant sans fin que la situation démarre, que mon intérêt pour ce roman soit stimulé par l’histoire a minima. Le piano dans l’éducation des jeunes filles n’est, à mes yeux, qu’un prétexte d’écriture, alors que je dois l’avouer j’en attendais beaucoup.

J’ai espéré que l’histoire débute après les 150 premières pages, mais je me suis retrouvée à lire les aventures « amoureuses » de Volodia, tout en ayant l’impression d’entendre les nuits de certaines amies. Si les écouter peut être drôles, lire les histoires de cul de cet inconnu, un tantinet pédant dans ses propos, ses citations et son entourage (non les professeurs d’histoire ou pas, que je connais ne sont pas de ce moule), n’ont pas trouvé chez moi le rire, ne serait-ce qu’un rictus.

J’ai eu la sensation que l’auteur, à force de vouloir jouer les philosophes, les intellectuels avides de citer bon mots et citations, traits extrêmes de certains personnages de premier plan, s’était quasi totalement perdu dans son histoire. Il semble de temps en temps se souvenir de son sujet et se lance dans quelques pages lyriques sur la musique et sa dulcinée. Cela n’a malheureusement pas suffit pour moi.

Alors, je suis peut-être obtus, insensible à son style, mais je ne peux vous recommander ce roman.