Étiquettes

, , ,

le_baron_perche_italo_calvino-1bb36

Le baron perché / Italo Calvino. Traduit de l’Italien par Juliette Bertrand. Points, 1980. 283 pages

Pour bien voir la terre, il faut la regarder d’un peu loin. En 1767, suite à une dispute avec ses parents au sujet d’un plat d’escargots, le jeune Côme Laverse du Rondeau monte dans l’yeuse du jardin. Il ne descendra plus des arbres jusqu’à sa mort, s’y éveillant au savoir et à l’amour, à la solitude comme à la fraternité. Conte philosophique en hommage au siècle des Lumières, autoportrait d’un excentrique épris de liberté, Le baron perché enchante par son humour généreux, ses constantes inventions, son humanisme intemporel.

Je ne vais pas me faire des amis avec ce billet, car bon nombre de fois j’ai entendu parler de ce livre comme une oeuvre indispensable. Même si j’ai apprécié cette lecture, elle ne restera pas inoubliable pour moi. Le tour de force à mes yeux est d’avoir su écrire un roman de style philosophique à la manière de ceux du siècle concerné. L’intrigue est charmante, étonnante même, mais je ne suis pas pour autant restée ébahie au fil des pages.

Oui tout est formidablement bien construit, cette vision en hauteur de l’existence qui permet de donner un autre point de vue aussi bien à l’existence qu’au quotidien (les cultures, les besoins de tout un chacun), ce chant d’amour à la nature et cette incroyable débrouillardise / adaptation à un univers a priori peu propice à un être humain. Tout cela dénote d’un important sens de l’observation, d’une imagination fertile, dans un style agréable à lire et aux rebondissements présents, néanmoins cette liberté insensé- choix de vivre où on veut et de lire tout ce que l’on souhaite- n’a pas trouvé en moi l’écho que j’espérais en en entendant parler. Bref une micro déception.

Un avis bien opposé au mien, celui de Titine.

Publicités