Caillebotte Dans l’intimité des frères Caillebotte. Peintre et photographe.

Musée Jacquemart-André

!!! Jusqu’au 11 juillet 2011 !!!

 

Si vous n’avez pas encore vu cette exposition, il vous reste encore quelques jours pour y rémédier. Vu les délais d’attente (quasi 2 heures en ce dimanche matin), je ne peux que vous recommander d’acheter un billet coupe file si vous souhaitez réellement voir l’exposition.

C’est la première fois que je vois une telle file au musée Jacquemard-André, c’est vous dire.

Comme les salles d’exposition temporaire sont assez petites, la capacité d’accueil est d’à peine 150 personnes d’où l’attente et des conditions de visibilité parfois un peu sommaire. Une nouvelle fois, de la patience cette exposition vous demandera 🙂

En dépit des conditions pratiques c’est une superbe exposition et je m’en serais voulu de la rater.

J’aime depuis belle lurette ce peintre -Gustave Caillebotte-  (même si j’ai découvert que ces portraits m’indifféraient en général, mais j’y reviens) et le découpage* de l’exposition couplée à la passion tardive de son frère pour la photographie renforce la présentation des oeuvres du frère le plus connu.

Ici la très belle bande annonce du site officielle : http://www.culturespaces-minisite.com/caillebotte/09videos.html

 

*

1. Paris en perspectives.

2. Dans l’intimité des Caillebotte.

3. Les plaisirs du jardin.

4. Le paysage moderne.

5. Au fil de l’eau.

 

Alors n’espérez pas y trouver les plus connus, mais ces oeuvres émanant pour la plupart de collections particulières sont un manifique regard sur l’artiste et ont le mérite, grâce au travail réalisé pour l’exposition, de nous montrer 5 facettes des frères. On découvre également que Martial semble s’être inspirer du travail de son frère pour mener à bien sa passion de la photographie ; même s’il s’agit d’images « intimes » , elles montrent la complicité des frères et un aperçu de la vie d’une famille bourgeoise en cette fin XIXème.

Alors, bien entendu, certains visiteurs seront déçus : par l’absence de certaines oeuvres, les délais d’attente et les conditions de l’exposition d’une manière générale, mais j’ai pris, pour ma part, plaisir à découvrir cette exposition et plus particulièrement certaines oeuvres dont Les capucines qui reste le tableau qui a retenu mon attention en dépit d’un audioguide qui s’épanche sur les orchidées (fort belles au demeurant) , qui n’ont pas la grâce de cette toile pour moi. Les Soleils sont également magnifiques

Capucines - Caillebotte

 

Ainsi que je le mentionnais, le travail d’intérieur des portraits ou portraits tout courts m’ont, en général, laissé froide. Seul Le déjeuner m’a un tantinet attiré du fait de la perspective et de la rupture  de l’équilibre. Les photographies ont davantage attiré mon regard dans cette salle.

 

Les dernières salles consacrées au plaisir nautique sont superbes et le jeu du triptyque réalisé initialement pour la maison familiale est agréablement mis en valeur. Je vous laisse juger, même si vous n’êtes ni dans les conditions et que le niveau des couleurs n’est sans doute pas à la hauteur.

Caillebotte - Pêcheur au bord de l'YerresCaillebotte - Baigneur s'apprêtant à plongerCaillebotte - Les Périssoires

Pêcheur au bord de l’Yerres – Baigneur s’apprétant à plonger – Les périssoires

(cliquer sur les images pour les voir en plus grand)


La luminosité, le reflet du soleil notamment dans la première toile sont pour moi un enchantement ; les couleurs semblent briller. L’ensemble est juste superbe à mes yeux.

 

Je ne résiste pas à vous montrer une autre toile fruit des passions de Gustave Caillebotte :

Caillebotte - Régates à Argenteuil

Une nouvelle fois le rendu des couleurs n’est pas exacte mais l’oeuvre donne un regard sur le travail de l’artiste.


NB : Je sais que je n’ai pas mis de photos de Martial, mais ce billet est avant tout un rappel aux retartadaires pour cette exposition et vous les découvrirez  : de visu,  en vous promenant sur le site cité plus haut ou dans le très beau catalogue de l’exposition que j’ai, bien entendu , acquis.

Nul regret pour moi car je voulais ce catalogue, mais il est toujours dommage de voir le peu de reprographies sous forme de carte postale pouvant s’adresser à un public plus large. Il est certain que si elles avaient existé je n’aurais pas hésité à en acquérir pour les partager avec mes amis

 

http://www.gustavcaillebotte.org/

Un avis ici

Dans l’intimité des frères Caillebotte. Peintre et Photographe, 25 mars – 11 juillet 2011, Musée Jacquemart-André, Paris

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