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Une douce vengeance / Elizabeth George. Traduit de l’anglais par Dominique Wattwiller. Pocket, 2010. 432 pages.
Une nouvelle affaire du train postal n’agiterait pas d’avantage ScotlandYard. Thomas Lynley, huitième comte d’Asherton, le plus élégant des inspecteurs de la maison, annonce son mariage avec la photographe en vogue Deborah Cotter. Un week-end de fiançailles se prépare en Cornouailles, dans la propriété familiale de l’aristocratique policier. Mais la présence d’un futur beau-père hostile, d’un ami et rival dangereux et d’un frère drogué empoisonne la fête. Et la garden-party tourne au cauchemar lorsqu’on découvre, consciencieusement mutilé et châtré, le cadavre d’un journaliste local. Pour Lynley, la comédie mondaine risque de s’achever en noire tragédie. Surtout si les fantômes du passé s’en mêlent.
Si j’en crois les commentaires lu ici et là, pour une fois ce fut une riche idée de ma part de prendre un volume au hasard et de ne pas vouloir absolument commencer dans l’ordre (après avoir pris conscience qu’il s’agissait d’une série) ; en effet si cet ouvrage fut publié en 4ème position il narre des faits qui le font se placer en première concernant les aventures de Thomas Lynley. Dans cette affaire Thomas Lynley est mis très en avant au niveau des événements car quasi toute cette enquête et événements tragiques vont se dérouler dans la propriété familiale avec des incidences en nombre sur l’équilibre de sa famille, amis et voisins. Pas de rock’ n’roll (nonobstant une poste diffusant de la musique à plein régime), mais drogues et sexes sont bien au rendez-vous, entre autre, des enquêtes qui vont se succéder.
Il faut ajouter à cela beaucoup de sentiments personnels de la part des différents protagonistes, des conflits anciens et un manque d’alibi pour tous. Bref les événements s’enchaînent et bien malin qui pourra trouver le fin mot de tout cet incroyable mélange des genres. Accident, meurtre, suicide, overdose, maladie, il y en a pour tous et nul n’est épargné. Les fils s’emmêlent et fort heureusement le quatuor : Linley, Saint James, Cotter, Clyde est là opportunément, bien loin de Londres mais habiles chacun dans leurs observations et conclusions.
J’ai réellement passé un bon moment dans cette lecture qui pourra déplaire à ceux pour qui la vie personnelle et surtout les états d’âmes des personnages principaux indifférent ou lassent, n’ayant d’yeux que pour l’enquête. Ici cela s’explique en grande partie mais j’ai l’impression que l’usage est présent dans toute la série. A moi de vérifier.