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Les Gens de Mogador : AfficheRésultat de recherche d'images pour "es gens de mogador"

Les gens de Mogador. 1. Julia. 2. Ludivine. 3. Dominique / Elizabeth Barbier. Livre de Poche 6 volumes.

Voici des années que j’entendais parler de cette saga adaptée pour la télévision et qui semblait une référence. J’ai découvert que sa diffusion avait commencé l’année de ma naissance (ce qui ne nous rajeunit pas mais explique pourquoi je ne l’ai jamais vu même si elle a été rediffusée dans les années 90). Révolutionnaire pour l’époque car en couleurs et parce qu’elle a mis en lumière 3 actrices dont le nom est resté dans les mémoires des gens de cette génération et de la mienne. Par curiosité, une fois ma lecture achevée j’ai jeté un coup d’oeil au premier épisode et je comprends en partie la réaction de l’auteur cf le choix de l’actrice pour Julia, décrite comme un tout petit bout de femme et qui se révèle quasi aussi grande que son futur époux.

Mais là n’est pas le plus essentiel. Son succès est sans nul doute lié à la grande saga familiale que l’auteur a voulu rendre, relatant entre le Second Empire et la Seconde Guerre Mondiale, la vie d’une famille et de sa propriété familiale (lieu imaginaire) : Mogador. Amours, guerres, jalousies, maladies, amours contrariés et bonheurs illustrent la vie sur 3 générations et la vie de 3 femmes de têtes mais avant tout des amoureuses passionnées jusqu’à aller contre la volonté du père pour Julia, la jalousie pour Ludivine et un amour adultère pour Dominique.

Au fil des pages et du temps qui passe on découvre le quotidien de ces familles, propriétaires terriens, des événements politiques, économiques, des changements de moeurs (à toutes petites touches), l’impact de tout cela : tenue vestimentaire, coiffures, voitures attelées puis à moteur, chauffage central !

Si le personnage de Ludivine est moins attachant à mes yeux, il est selon moi surprenant, car il décrit une femme jalouse à l’extrême, même du temps que son époux peut consacrer à ses enfants. Sans le dire, il décrit une femme dont la fibre maternelle est totalement inexistante (je trouve cela très moderne pour un livre d’une 50aine d’années), qui procrée parce que c’est ce que l’on attend d’elle, l’obligation de donner un héritier à son époux et à cette famille.

Dominique si moderne soit-elle dans son choix de vie : indépendance, passion adultère avec son cousin, reste, à mes yeux, une femme soumise cf sa dépendance vis à vis de cet homme qu’elle aime à la folie et qui lui fait perdre une partie de son univers. Cela semble bien peu moderne mais reste encore toujours d’actualité aujourd’hui et cela me semble intéressant par la mise en abîme des sentiments éprouvés par son oncle vis à vis de sa propre mère.

Alors oui je suis heureuse d’avoir achevé cette saga, car je connais désormais les tenants et aboutissants et, comme mentionnée, si des propos sont modernes et intéressants, j’ai néanmoins été ravie de terminer le dernier volume car cette dépendance amoureuse (en dépit de leurs accès de rébellion, d’une forme d’autonomie pour chacune, ne serait ce que par leur choix de partenaires), de la femme vis à vis de l’homme, commençait à me peser et, mon esprit indépendant et XXIème siècle n’y est sans doute pas étranger.

Morwenna avait davantage vibré à sa lecture.

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