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Martin Michaud - Il ne faut pas parler dans l'ascenseur.https://i1.wp.com/moncoinlecture.com/wp-content/uploads/2017/10/Qu%C3%A9bec-en-novembre-2017.jpg

Il ne faut pas parler dans l’ascenseur. 1. Une enquête de Victor Lessard / Martin Michaud. Kennes, 2015. 399 pages.

Une jeune femme s’éveille après vingt-quatre heures passées dans le coma et se lance à la recherche d’un homme qui semble ne pas exister. Un meurtrier sans merci décide que chacun doit payer pour ses fautes et applique sa propre justice. Des meurtres commis à une journée d’inter­valle dans des circonstances identiques tourmentent le responsable de l’enquête, le sergent-détective Victor Lessard, de la police de la Ville de Montréal.

J’ai découvert cette série dont j’ignorais tout grâce à une collègue. Comme quoi, il est toujours utile de discuter et jamais trop tard pour remédier à ces lacunes. Une nouvelle fois, j’étais passé totalement à côté de cette série et, comme vous me connaissez bien à présent, je suis quasi prête à dévorer tous les volumes dont les éditions Kennes se sont fait le chantre.

Diablement efficace, les enquêtes qui s’emmêlent (difficile de vous résumer les actions sans trop vous en dire et sans copier les propos de la 4ème de couverture) se laissent lire avec plaisir et nous immergent dans Montréal. Je suis heureuse d’avoir participé au mois québécois ces dernières années et d’avoir été intriguée par certains quartiers. D’où de nouvelles promenades au cours de mon dernier séjour. Quoi de plus agréable de pouvoir suivre, un peu (n’exagérons rien) les pas des personnages de ce roman grâce à ses déambulations.

Et le livre, me direz-vous ? Un plaisir de lecture avec quelques expressions québécoises que je suis certes loin de maîtriser mais qui se marient aisément dans ce roman et nous plongent dans cette ville et chez nos amis québécois. Martin Michaud a su créer un quasi anti héros, humain, dont les faiblesses ne le rendent pas toujours des plus sympathiques, mais nous démontrent que les démons intérieurs peuvent se retrouver même chez ceux qui sont censés faire respecter les lois.

L’auteur tire habilement sur les fils de ces histoires et si le lecteur imagine sans peine qu’ils sont liés la question demeure de savoir comment et les pourquoi s’accumulent. A petits pas, ils nous donnent quelques éléments de réponse, nous lancent sur de quasi fausses pistes par l’expérience de Simone, suite à son accident.

Fragilité et détermination pourraient être les maîtres mots de ces hommes et femmes qu’il met en scène. Une fragilité propre à tous ces êtres humains et bon nombre ne s’en sortiront pas. Vous n’êtes pas chez George R.R. Martin, mais ne vous attachez pas trop aux personnages, ne commencer pas à tirer des plans sur la comète, car vous risquez de voir votre monde imaginaire se disloquer sous vos yeux. Bienvenue dans le quotidien de Victor Lessard. Je vous sers un verre ?

 

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