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Banquises / Valentine Goby. Albin Michel, 2011. 247 pages

« Vingt-sept ans d’absence. Vingt-sept anniversaires qui ont pris le dessus, année après année, sur le jour de naissance : ils n’ont plus compté l’âge écoulé de Sarah mais mesuré l’attente. » En 1982, Sarah a quitté la France pour Uummannaq au Groenland. Elle est montée dans un avion qui l’emportait vers la calotte glaciaire. Sa famille ne l’a jamais revue. Elle a disparu, corps et âme. Elle avait vingt-deux ans.
Lisa, vingt-sept ans plus tard, part sur les traces de sa soeur. Elle découvre un territoire dévasté et une population qui voit se réduire comme peau de chagrin son domaine de glace.

Une très grosse déception, je vous l’avoue. Mes précédentes lectures des romans de Valentine Goby ne me laissaient pas présager de la tournure de ce roman, du style utilisé. Si, une fois, l’ouvrage terminé, et, quand même quelques chapitres avant la fin, j’ai fini par appréhender la tournure de son propos, ce lent mouvement m’avait laissé sur le bord de la route et je ne tournais les pages que dans l’espoir d’une chute différente, d’une lueur d’espoir. Malheureusement ce moment ne peut pas venir et les seules pages un peu plus lumineuses (si j’ose dire) furent celles de mieux connaître Sarah mais, sans la comprendre pour autant, trop de temps et d’absence ne permettant pas de retrouver le fil.

Alors oui Valentine Goby parle admirablement de cette perte, de ces disparitions inexpliquées. Des parents qui se cherchent et veulent comprendre, renverser tout sur leurs passages, leurs espoirs et désespoirs. Leur oubli de leur autre enfant. Un changement troublant et fort.

Parallèlement Valentine Goby nous raconte le Groenland et le réchauffement climatique. Beaucoup d’éléments disparates à mes yeux qui même s’ils s’expliquent ne m’ont jamais complètement retenus dans ma lecture.

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