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Dear George Clooney : Tu veux pas épouser ma mère ? / Susin Nielsen. Traduit de l’anglais (Canada) par Valérie Le Plouhinec. Editions Frances Loisirs, 2013. 226 pages

La mère de Violette ne sort qu’avec des losers depuis son divorce. Violette n’en peut plus, mais sa mère a désespérément envie de refaire sa vie et continue à accepter de nouveaux rendez-vous. Ce soir-là, le rendez-vous s’appelle Dudley Wiener, illico surnommé la saucisse. Il adore les vide-greniers et les blagues nulles, et ne plaît pas DU TOUT à Violette qui décide de prendre les choses en main. Elle va donc écrire à George Clooney pour lui demander un petit service et filer Dudley : si la saucisse a un cadavre dans son placard, elle le trouvera !

Un petit roman badin et souvent drôle qui raconte la séparation des parents vécue par une pré-adolescente. Le tout est distillé avec légèreté mais n’empêche pas de montrer ce que vivent Violette et sa petit soeur dont les souvenirs certes sont moins vivaces de leur vie d’avant, mais qui comme sa soeur est confrontée aux incertitudes de leur mère en matière amoureuse, aux bouleversements de leur quotidien de manière générale. Ainsi, même si cela pourrait paraître anecdotique, Violette nous dit que Rosie s’est remis à faire pipi au lit, suce son pouce ou à tendance à mordre ses camarades de la crèche.

De son côté Violette n’est pas en reste, ayant décrété une certaine hostilité envers la gente masculine, et la promesse de ne jamais tomber amoureuse. S’agissant d’un roman adolescent, vous pouvez être certain que ses sentiments vont se trouver bousculer. Mais nous n’en sommes pas encore là et le sujet principal reste bien le coeur à prendre de leur mère. Cette dernière enchaîne les échecs amoureux et a bien du mal à se reprendre en mains tout simplement. Bien entendu l’image de recomposition familiale renvoyée par l’ex et papa de ses filles n’aident pas particulièrement cette tribu abandonnée.

Malgré ces turpitudes et les mauvais moments de l’existence, le roman affiche ce ton léger et drôle affiché par le titre, laissant la part belle aux douces espérances. Un peu d’imagination, quelques situations cocasses et le tout est troussé avec une bonne humeur sans faille grâce à des personnages secondaires : amies de la mère comme de la fille. Pas un roman mémorable mais qui met un peu de baume au coeur, même si la vie est loin d’être parfaite.

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