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Rachel Kushner et Rachel Kushner - Les lance-flammes - Traduit de l'anglais (Etas-Unis) par Françoise Smith.America

Les lance-flammes / Rachel Kushner. Traduit de l’anglais (Etats-unis) par Françoise Smith. Stock, 2015 (La Cosmopolite). 539 pages. 

Reno a trois passions : la vitesse, la moto et la photographie. Elle débarque à New York en 1977 et s’installe à Soho, haut lieu de la scène artistique, où elle fréquente une tribu dissolue d’artistes rêveurs, qui la soumettent à une éducation intellectuelle et sentimentale. Reno entame alors une liaison avec l’artiste Sandro Valera, fils d’un grand industriel milanais, qu’elle suit en Italie. Tous deux sont bientôt emportés dans le tourbillon de violence des années de plomb.

J’avais trouvé fort sympathique cette auteur au Festival America – ayant commencé ce roman le samedi matin, je voulais absolument l’écouter. Chose faite dans un débat intitulé « La littérature face au terrorisme ». A présent, je savais que son roman parlait des Brigades rouges, mais nul spoiler dans cet échange.Alors, si, comme mon amie Titine ce sujet vous intéresse, ne vous réjouissez pas trop vite. Ce sujet fait « l’objet » d’une 100aine de pages sur les 500 du roman.

Quant au roman en lui-même, je lui ai trouvé fort peu de qualité. Tout avait assez bien commencé avec cette jeune femme, Reno, découvrant New York, ses quartiers, le milieu artistique vers lequel elle aspirait. Son projet de course dans le désert de sel et sa volonté de graver photographiquement parlant, cette course (je ne voyais pas très bien comment de prime abord, mais pourquoi pas). Mais là où Rachel Kushner m’a perdue c’est dans son évocation de ces milieux se voulant artistiques qui semblent simplement épris de performances / d’invraisemblances, d’ego surdimensionnés. C’est vrai que je ne suis pas une adepte du minimaliste ou de l’art contemporain, néanmoins, jeter ces expériences aux yeux du lecteur furent pour moi un point limite de rupture. Même si elles donnent un certain sens au milieu dans lequel Reno évolue, nul besoin d’en faire 150 pages et de nous retrouver à plus de la moitié du roman sans que rien ne soit vraiment dessiné concernant le devenir du roman et sur quel point s’ancrer.

Platitudes. Voilà, le terme est écrit. Les artistes sont bohèmes, épris de folie, d’alcool et de sexe. La haute bourgeoisie est hostile à tous ceux qui n’appartiennent pas à leur milieu, etc,etc.

Et pourtant quelques chapitres sauvent ce roman mais il faut pour cela parvenir au bout et, je ne suis pas certaine que tout un chacun ait envie de lire ces invraisemblables longueurs. Bref, à mettre tout au fonds de votre PAL.

Avis similaire au mien, et, un autre, beaucoup plus enthousiaste.

rachel-kushner

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