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J’ai eu l’opportunité de participer à la la soirée d’ouverture du Festival America jeudi soir. Je dois avouer que la journée professionnelle me tentait bien mais on ne peut pas tout avoir et je me suis contentée d’une coupe de champagne après quelques discours dont celui de James Ellroy égal à lui-même, mêlant provocation et un quasi laisser aller, tout en sachant pertinemment la place qu’il occupe. Agaçant sans doute, mais sans langue de bois, capable du meilleur sans doute, mais ne lâchant rien.

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Photo de groupe (quelques absents) dans une ambiance sérieuse, même si juste avant les bavardages et les rires s’enchainaient (pardon à la personne près de Laura Kasischke que j’ai omise).

Je ne résiste pas à vous raconter une anecdote. Juste avant d’entrer, étant en avance, je lisais sur un banc au soleil juste à côté de l’entrée. Autre banc, près de moi, s’assied une jeune femme qui passe quelques coups de fils pour organiser l’arrivée d’auteurs et plus particulièrement de Marlon James dont je lisais justement le roman « Brève histoires de sept meurtres »(je vous en parle très vite, le temps de rassembler mes idées).

Hier j’ai continué sur ma lancée et ai pu assister à un Café des Librairies et Forum des écrivains.

Tout d’abord Du réalisme en littérature, étaient présents Ann Beattie, Alice Mc Dermott et Willy Vlautin. Bien que je n’ai pas forcément lu leurs derniers opus, j’ai la chance de les avoir déjà découvert, ce qui est assez agréable car généralement cela nous permet de mieux comprendre style, écriture et d’avoir jeter un coup d’oeil sur leur bio ou lu ici ou là des interview et autre. Le Café des Librairies est l’occasion avant tout de présenter des ouvrages et de susciter l’envie de lecture d’où peu d’échanges entre auteurs et des questions ciblées.

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Ann Beattie a parlé nouvelles et chute desdites nouvelles à la demande de Béatrice Leroux qui lui disait qu’elle avait parfois la sensation qu’il n’y avait pas de réel fin. L’auteur a expliqué l’importance du vocabulaire dans ses écrits, que le choix qu’elle en faisait était différent selon la forme choisie. Quant à la fin, elle se fait, selon elle-même dans la langue même : symbolisme des termes choisis, la chronolgie qui clôt le tout. J’avoue que je n’avais jamais pensé à cela.

Pour Alice McDermott, « Someone », le choix des questions fut davantage lié à la période, au quartier choisi et au choix du prénom : Marie (que j’ai tantôt écrit correctement dans mon billet tantôt à l’anglaise ; négligence de ma part car un chapitre évoque clairement ce choix de la mère).

Willy Vlautin ne m’avait pas emballé avec son « Motel Life » mais il a su m’intriguer dans cette discussion sur « Ballade pour Leroy ». Clair dans ses engagements, choix d’hommage aux infirmières, il a suscité l’envie de découvrir ce roman qui, pourtant ne semble pas d’une gaieté absolue.  Selon Béatrice Leroux, nous aurons la chance de découvrir 2 romans car la mère du personnage principal lui lit des histoires de science fiction écrites par l’auteur lui-même. A la question concernant son choix de lecture, Willy Vlautin a, d’une pichenette, avoué lire en semaine de la lecture classique / réaliste et consacré son week-end à un autre genre.

Le temps tourne, d’autres sessions m’attendent et je vous parle de la suite de cette journée dans un autre billet ainsi que cette journée de samedi.

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