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Motel life / Willy Vlautin. Traduit de l’américain par David Fauquemberg. Albin Michel, 2006 (Terres d’Amérique). 228 pages.

Une nuit, en état d’ivresse, Jerry Lee Flannigan renverse un adolescent dans une rue de Reno, Nevada. Dans la panique, il décide, avec son jeune frère Frank, de partir vers le nord pour faire disparaître la voiture. Mais en se dérobant, c’est à leur destin que les deux garçons tentent d’échapper, à leur existence minable, leur errance de motel en motel à la poursuite de rêves devenus depuis longtemps des chimères… Chanteur et compositeur du groupe Richmond Fontaine, Willy Vlautin explore avec une justesse et une sensibilité rares la vie de ces naufragés du rêve américain, leurs espoirs fracassés et leurs frustrations. Mélancolique et poignant comme une chanson de Tom Waits.

Etant donné que je n’ai jamais réussi à entrer réellement dans ce bouquin, je vais avoir du mal à vous en parler. Cela commence comme un road movie, mais tourne rapidement à une sensation de surplace. Pourtant tout n’est pas à jeter dans ces pages, mais cette vision si juste soit-elle, de ces jeunes paumés, abandonnés par la vie, par les coups du sort et qui noient leurs états d’âmes et leur tristesse dans l’alcool n’ont pas su trouver en moi un écho positif.

Pourtant l’auteur ne se cantonne pas à cela. Il nous raconte leurs histoires, la vie qui aurait pu être la leur, si le jeu, la maladie, quelques années de plus avaient joué en leur faveur. En dépit de ses innombrables mains tendues, la chute semble inexorable.

Mais non, pas tout à fait, car l’espoir est tout de même au bout de la route ; en se donnant une seconde chance à l’image de celle qu’il donne à ce chien qu’il arrache à la misère, Frank cherche à se reconstruire. Et même si l’on imagine sans peine qu’il est trop tard pour Jerry Lee, son frère aîné, très tôt sacrifié, on se prête néanmoins à espérer, encore une fois.

Néanmoins cela reste trop sombre, trop réaliste peut être à mes yeux pour que je puisse apprécier ma lecture.

Un lecteur qui a compris ce roman et son auteur et en parle beaucoup mieux que moi.