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L’homme qui tua Lucky Luke / Matthieu Bonhomme. Lucky Comics, 2016. 64 pages

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Nul besoin de 4ème de couverture, tout est dit dans le titre et dès la 1ère page de cet album. Point final ? Non bien entendu, mais il est certain que ce titre a suffi à susciter mon intérêt pour le personnage de Morris qui fête ses 70 printemps. Je suis loin d’avoir cet âge canonique, mais je me suis régalée des aventures de ce cowboy, enfant, grâce aux collections de mes cousins. Cette petite madeleine revisitée fut donc la bienvenue….

Car oui je confirme cet épisode est excellent. Matthieu Bonhomme rend hommage au créateur tout en revisitant la série, en créant une histoire plus mature avec son propre graphisme et son sens de la couleur. Adulte car je crois que c’est la 1ère fois dans cette série que le sang apparaît dans une case large et, lorsque l’on reconnait les habits de Lucky Luke, le frisson n’est pas loin.

Pas de Dalton à l’horizon dans ce volume, mais on y retrouve les grands thèmes de l’ouest : l’attaque de la diligence, les indiens, l’or, le shérif, la fille au grand coeur et le duel. Mais tous ses éléments sont habilement amenés et l’auteur pose des questions concernant le cowboy solitaire ; il va, au cours de ces pages,  rencontrer un alter ego un peu plus âgé, image de ce qu’il pourrait devenir. Lucky Luke égare son pistolet : comment le tireur le plus rapide de l’ouest va-t-il pouvoir s’en sortir et surtout se battre en duel ? Son cheval, le fameux Jolly Jumper disparait également. Vraiment le monde de Luke n’est plus le même que celui du passé. Reste l’humour de son cheval qui, s’il ne parle pas dans cette aventure n’en reste pas moins un animal d’une rare intelligence. Lucky Luke pour sa part, croit toujours en la justice et est prêt à défendre tout homme quel que soit sa nature ou sa couleur de peau. De nombreuses facettes donc pour cette BD non dénuée d’humour, dans la quête de ce héros pour du tabac ; on peut y voir un homme dont l’unique faiblesse peut remettre en question son titre de « tireur le plus rapide de l’ouest » (même s’il s’agit d’une suite de faits).

Rassurez-vous, la dernière page verra notre homme repartir sur sa monture, colt sur la hanche, un brin d’herbe au bec, répondant ainsi aux derniers risques d’une addiction. Mais avant cela il aura résolu une affaire de vol et de famille. Le héros reste ce qu’il est. Quant à savoir qui a tué Lucky Luke, je vous laisse le découvrir par vous-même.

Très intéressant billet avec des références que je n’ai pas.

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