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Millénium 4. Ce qui ne me tue pas / David Lagercrantz. Roman traduit du suédois par Hege Roel-Rousson. Actes Sud, 2015 (Actes noirs). 482 pages

Elle est une hackeuse de génie. Une justicière impitoyable qui n’obéit qu’à ses propres lois. Il est journaliste d’investigation. Un reporter de la vieille école, persuadé qu’on peut changer le monde avec un article La revue Millénium, c’est toute sa vie. Quand il apprend qu’un chercheur de pointe dans le domaine de l’intelligence artificielle détient peut-être des informations explosives sur les services de renseignements américains, Mikael Blomkvist se dit qu’il tient le scoop dont Millénium et sa carrière ont tant besoin.
Au même moment, Lisbeth Salander tente de pénétrer les serveurs de la NSA. Dix ans après la publication en Suède du premier volume de Millénium, David Lagercrantz livre un thriller d’une actualité brûlante et signe les retrouvailles des personnages cultes créés par Stieg Larsson La saga continue.

Les 1ers volumes sont ici et .

Même si on sait que ce ne sera pas la même chose, comment résister à cet appel du pied, avec cette suite consacrée au journal Millénium. Car oui, une nouvelle fois le journal est central dans ce volume et oui, vous allez retrouver tous les protagonistes de la saga. 1er petit bémol, la trilogie étant ce qu’elle était et se refermant sur bon nombre d’éléments traités tout au long des volumes, il a fallu à David Lagercrantz recréer une intrigue propre à ce roman (et à la suite évidente…), et je dois avouer que cette mise en place fut un peu longue à mes yeux (200 pages environ). J’ai également eu la sensation qu’il avait moins de punch que les précédents. Impression toute relative peut-être car la suite reprend les grands thèmes de cette série et l’auteur ne démérite pas par son écriture en nous plongeant dans une actualité bien réelle : l’intelligence artificielle, les écoutes des nations et des particuliers, la NSA, les piratages informatiques, j’en passe et des meilleurs. L’auteur y ajoute quelques acteurs de cinéma un peu dépassé et surtout fortement alcoolisé, un enfant autiste surdoué autour duquel l’histoire se noue et se dénoue. Sans oublier les méchants qui ont des pedigree que feu le père de Lisbeth n’aurait pas renié. Au cours de ce volume on en apprend toujours un peu plus sur elle, son enfance et ses habitudes n’ont plus aucun secret pour le lecteur un peu attentif.

Comme d’usage vous remuez le tout et vous obtenez un polar honnête, qui s’intéresse à l’actualité, qui m’a totalement laissé sur le carreau au cours de l’évocation d’équations mathématiques ; indispensables pour notre héroïne elle-même férue de cette matière, elle lui permette de résoudre bien des équations, mais m’ont laissé de marbre.

David Lagercrantz est attentif à ces personnages, au respect de la mémoire de Stieg Larsson, mais ajoute, à mes yeux, une pointe de miévrerie que j’ai bien du mal à imaginer sous la plume de l’auteur d’origine. Néanmoins comme je le disais, l’histoire se tient et l’ensemble est intéressant. Les accrocs de la saga d’origine risquent de rester sur leur faim.

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