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Maggy Garrisson. 1, Fais un sourire, Maggy. 2, L’homme qui est entré dans mon lit / Lewis Trondheim, Stéphane Oiry. Dupuis, 2014-2015. 46 + 46 pages

C’est son premier job depuis deux ans… Il faudrait qu’elle fasse un effort. Sauf que son patron à l’air d’un parfait incapable. Et qu’il y a pas mal de fric à gratter en parallèle. S’emparer de 15 000 £, c’est pas mal. Mais après, il faut être discret, pas les dépenser trop vite, et trouver un bon endroit pour les planquer. Et surtout continuer comme si de rien n’était, en cachetonnant à gauche à droite… 

De nos jours, Londres, scène de la vie ordinaire : Maggy Garrisson, jeune femme moderne en quête de travail, de mec, d’une vie sociale. Premier jour de boulot comme secrétaire, poste obtenu par relation. Elle ne s’attend à rien de particulier, juste à travailler et via ses propos, on comprend bien vite qu’elle n’a pas sa langue dans sa poche, mais là, elle est bien décidée à faire le gros dos pour garder ce job dont elle a besoin. Surprise ! Elle vient d’être recrutée chez un détective privé et se rend bien vite compte, que si elle veut gagner sa vie, c’est grâce à des micro enquêtes parallèles, toujours un peu borderline. En acceptant ce travail, c’est un nouvel univers qu’elle va découvrir, de nouvelles rencontres.

Cette enquêtrice non homologuée va mener cette 1ère enquête presque de main de maître, même si elle ignore bon nombre de codes de sa nouvelle profession ou des mondes qu’elle va côtoyer. Elle s’adapte…. à cette vie, à ses nouveaux amis, aux aléas de l’existence. Son bureau c’est davantage le pub où elle a ses habitudes, le scotch est remplacé par les bières qu’elle écluse. Les secrétaires blondes des privés sont remplacés par les hommes qu’elle rencontre et qu’elle est prête à mettre dans son lit ; femme d’aujourd’hui, elle n’en reste pas moins en quête d’un homme.

Habituellement peu fan de Trondheim, j’ai un peu tiqué lorsque j’ai vu cette BD, mais je dois avouer que je n’ai absolument pas regretté. Avec son complice Oiry, ils renouvellent le genre du polar, en créant une enquêtrice peu ordinaire, bien dans notre époque. Les personnages, décor comme les événements sont crédibles. Si le 1er volume peut se lire indépendamment (l’histoire est complète, et cela donne l’occasion de voir si le style plait), il est certain qu’il faut mieux l’avoir lu pour comprendre le 2nd volume où l’on retrouve les personnages rencontrés dans « Fais un sourire, Maggy« , dans la continuité de l’histoire, même si des histoires / enquêtes se greffent en parallèle.

Je lirai avec plaisir le prochain volume de cette fresque presqu’ordinaire. Plus qu’à guetter la sortie…

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