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2 achats effectués au dernier Salon du Livre à Paris. Le 1er :

Têtes / Matthew Van Fleet. Adapté par Bénédicte Perceval. Gründ, 2011. 14 pages était destiné à mes nièces qui se sont beaucoup amusées avec (particulièrement l’aînée de près de 3 ans), la seconde (1 an) est attirée par ces splendides dessins d’animaux mais hésite encore entre manger les livres et arracher de si jolis têtes (par contre, elle a parfaitement compris où se trouvent les boutons musicaux pour une autre série de livres dans la même maison d’édition)

L’enfant découvre différents animaux, plus ou moins communs mais majoritairement du continent africain. Les images sont colorées, espiègles en général et chaque page présente une tirette d’animation en gros carton pour les petites mains. Mais on y trouve également des matières différentes : si l’ours a la langue douce, le lynx aura (comme le chat plus commun dans nos contrées) une langue râpeuse. Quant au fourmilier, sa langue est collante. Grande joie de Maxi (l’aînée) qui s’amuse à coller son doigt, ne se lasse pas de découvrir ce qui se trouve dans les oeufs de l’ornithorynque, de voir l’éléphant arrosait un singe, ou la longue langue du caméléon attrapait un insecte. L’image préférée de Mini reste celle de ce bébé tigre qui lèche sa maman et lui fait ouvrir les yeux.

La dernière page présente une belle surprise et reprend tous les animaux présents dans cette histoire,  du plus petit (l’abeille) au plus grand (dont je tairais le nom car il fait partie de la surprise) ; le nom de chacun est juxtaposé, ce qui évite les erreurs ou de découvrir (2 animaux pour ma part ; un dont je connaissais le nom et l’autre dont j’ignorais l’existence).

Mes nièces connaissaient déjà l’auteur grâce à Croc (petit format avec les mêmes principes) qui fut beaucoup aimé et a également grandement souffert de leur attachement.

Le second acheté pour le clin d’oeil et dans la perspective d’un voyage prochain.

Un petit roux en Chine / Marie Portal. Illustré par Mélanie Abellan. Compte d’auteur, 2013. 123 pages

La vie de tous les jours peut devenir une véritable aventure si, comme moi vous avez onze ans, des grands frères jumeaux qui n’ont peur de rien, et que vous habitez en Chine.

A travers 25 histoires plus ou moins longues, Pierre le petit roux de la fratrie raconte sa vie en Chine. Les histoires sont à la fois inégales dans leur pagination, leur compte rendu du vécu : l’ouvrage ayant pour objectif la découverte de la culture chinoise. J’ai particulièrement apprécié « Le massage des pieds », « Les poux sont de retour » ou l’expérience des coiffeurs  chinois versus japonais, « Les pétards du nouvel an chinois », « Perdus au royaume des lampes » (j’y ai retrouvé les rues vietnamiennes) ou simplement l’histoire initiale de ce court volume : « Mes frères jumeaux et moi » qui tout en présentant Pierre et ses frères rappellent la politique de l’enfant unique.

Si comme je l’évoquais, j’ai parfois été un tantinet déçu par le contenu, il reste un recueil d’une mère à son fils pour lui rappeler les émotions de ses 11 ans et les changements qui se sont déroulés pendant cette période (le père de famille voit ses enfants grandir, les grands frères revendiquent leur première boum etc…). En tout cas, c’est ainsi que je le perçois. Peut-être ces histoires ont elles davantage de succès auprès d’un public plus jeune (9-11 ans) ? Les illustrations sont fort bien réussies et permettent de s’immerger dans ce petit monde ; elles donnent un complément de charme à l’ouvrage.