Les fantômes d’Eden /Patrick Bauwen. Albin Michel, 2014. 634 pages.

Il était une fois en Floride, cinq ados partis à l’aventure. Ils vous feront rire. Pleurer. Frissonner.
Mais ce qu’ils affronteront les changera à jamais.Et l’un d’eux sera assassiné. C’est sur ce crime que j’enquête…. parce que le mort, c’est moi.

Bonne surprise que ce dernier roman de Patrick Bauwen. Je me suis totalement laissé entraîner dans cette histoire. L’auteur nous promène dans le passé des 5 adolescents au cours de cette histoire, virevolte entre le présent et des faits qui se sont déroulés plus récemment, l’instant déclencheur du changement pour Paul. Les premiers chapitres se tournent et déjà vous cherchez à savoir qui est le mort. Une à une les pistes de l’enquête de ce pseudo journaliste nous mènent dans cette histoire où le mort n’est pas celui que l’on croit.

Bientôt vous allez découvrir qu’il ne s’agit pas d’un banal meurtre pas plus que d’une simple enquête (la recherche de la vérité) par ce mort qui n’est pas celui que vous croyez, car d’autres décès ont jalonné la vie de ces adolescents : un père, une famille, un jeune en perdition, une amie très chère, mais aussi des inconnus. Bref beaucoup de morts mais aucun point commun, si ce n’est le meurtrier que vous allez découvrir page après page, sans savoir qu’il se trouve sous vos yeux  : un homme, une femme, votre voisin, votre meilleur ami ?

Et les fantômes de ce lieu presque paradisiaque si ce n’est les marais un peu plus loin où quelques charmantes bestioles affamées sont prêtes à vous croquer, ces questions qui demeurent, ce cri dans la nuit, ces lumières et la musique, pourquoi la musique ? Les questions s’accumulent mais sans jamais lasser et suscite sans faille la curiosité du lecteur. Où est la part des croyances du lieu, la réalité ?

Tant de questions qui vont trouver une réponse, une logique quasi sans faille des événements et des faits. Bien tourné, intéressant, je me suis laissé gagner par ma lecture. Je ne peux guère vous en dire plus car sinon les surprises ne seraient plus là. Je vous laisse découvrir la tournure parfois étrange des chapitres comme de ces histoires qui n’en font qu’une.

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