Charlotte / David Foenkinos. Gallimard, 2014. 220 pages

Ce roman retrace la vie de Charlotte Salomon, artiste peintre morte à vingt-six ans alors qu’elle était enceinte. Après une enfance à Berlin marquée par une tragédie familiale, Charlotte est exclue progressivement par les nazis de toutes les sphères de la société allemande. Elle vit une passion amoureuse fondatrice, avant de devoir tout quitter pour se réfugier en France. Exilée, elle entreprend la composition d’une oeuvre picturale autobiographique d’une modernité fascinante.
Se sachant en danger, elle confie ses dessins à son médecin en lui disant : « C’est toute ma vie ». Portrait saisissant d’une femme exceptionnelle, évocation d’un destin tragique, Charlotte est aussi le récit d’une quête. Celle d’un écrivain hanté par une artiste, et qui part à sa recherche.

J’ai lu cet ouvrage de Foenkinos avant l’avalanche de prix. J’avais entendu des commentaires disant qu’il était différent de ses précédents romans. Je l’avoue, je me lassais de son style qui ne se renouvelait pas à mes yeux et je me suis dit que je voulais voir ce que cela pouvait donner.

Et bien…

Oui le style est différent, mais le fait d’avoir choisir d’écrire une biographie peut l’expliquer. Oui il va à la ligne à chaque phrase et le justifie comme une reprise du souffle, un chant qui lui semble évident. Mais, le résultat reste à mes yeux pas inintéressant, mais pas vraiment fantastique. J’ai, grâce à lui découvert une artiste que je ne connaissais pas mais plus d’un mois après ma lecture, il ne m’en reste que peu de traces. Et là me vient la comparaison, avec le livre de Jim Fergus « Souvenir de l’amour. » Deux femmes peintres dont se sont inspirés deux auteurs. Oui leurs destins furent différents, mais Foenkinos en regard, me semble bien lourd. Un vent de liberté souffle sur l’ouvrage de Fergus (lié me diront les puristes à la période de l’écriture, la vie de ces artistes n’est pas la même…) et du coup les souvenirs sont plus vivaces.

Alors oui, cette lecture n’est pas désagréable, mais le résultat reste en dessous de ce que j’attendais. Alors fallait-il ou pas lui attribuer des prix ? Je ne sais, mais jusque-là Le prix des Lycéens m’avait moins déçu que celui-ci. A découvrir mais sans en attendre trop…

La critique peu complaisante du Nouvel Observateur.

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