Oksa Pollock. 1  : L’inespérée. 2. La forêt des égarés. 3. Le coeur des deux mondes / Anne Plichota et Cendrine Wolf. Xo Editions, 2010. 629 + 362 + 368 pages

Angoissée par la rentrée dans son nouveau collège, Oksa Pollock déclenche un soir des phénomènes étranges : explosions, début d’incendie… Elle vient de se découvrir des dons surnaturels ! Dragomira, sa grand-mère, lui avoue alors le secret de ses origines : les Pollock viennent d’Edifia, un monde invisible. Et Oksa est leur Inespérée, leur seul espoir d’y retourner. Oksa ne sera plus jamais la même.
Et elle devra concilier sa vie de lycéenne ordinaire avec l’accomplissement de son extraordinaire destin.

J’avoue, le 1er volume d’Oksa Pollock ne m’a pas totalement emballé. Comparons puisque c’est souvent avec lui que cette série est comparée : je n’y ai pas trouvé la même force que le 1er volume des aventures d’Harry Potter. Sans doute est-ce dû par le temps nécessaire à la mise en place de l’histoire. Ici, le décor est lentement agencé, les personnages sont présentés un à un dans leur quotidien, alors que le lecteur sait déjà qu’il doit s’attendre à quelque chose d’inattendu, de la magie, etc… Il va devoir attendre le seconde volume pour se trouver réellement plongé dans ce qu’il attend.

Toujours un peu têtue et aimant lire les suites, j’ai enchaîné avec les volumes suivants qui ont davantage répondu à mes attentes. Les personnages sont contrastés, l’imaginaire intéressant tout comme le bestiaire ou la flore qui permet à notre petit monde de se défendre et d’apprendre. La seconde force de cette saga est sans doute liée au fait que chacun des Sauve-Qui-Peut a depuis ces années passées avec ceux du dehors construit une vie de famille, que certains membres possèdent des dons, d’autres non. Qu’ils ont dû s’adapter à ce monde et continuer à se cacher les uns des autres et de la curiosité de ceux Du Dehors. Qu’en dépit de leurs oppositions (les Félons contre les fidèles à la Gracieuse), ils vont devoir momentanément s’allier pour parvenir à ouvrir le portail d’Edéfia.

Magie, jalousie, amour, famille, méchants et pouvoir sont au rendez-vous de chacun de ces épisodes qui semblent faire le bonheur de bon nombre de lecteurs. Et j’avoue que la suite des aventures de cette jeune héroïne et de son monde perdu n’est pas pour me déplaire.

N’ayant acheté que le 1er volume, j’ai emprunté les deux seconds auprès d’une bibliothèque. Un jeune lecteur les attendait avec impatience, les ayant tous deux réservés. Je n’ai pas pris le temps de lire les volumes suivants (ce n’est que partie remise) mais j’ai pu noter qu’ils étaient régulièrement empruntés. Alors que j’étais en pleine lecture, j’ai également entendu une jeune lectrice en parler avec ferveur dans le métro à un comparse. Bref, si ces romans ne connaissant pas tout à fait le même mouvement médiatique que le héros de J.K. Rowling, ils plaisent au public français et tout particulièrement aux jeunes lecteurs qui s’identifient sans doute aisément à Oksa qui, comme elle aime à le dire « se rêvait en ninja » avec des forces quelque peu hors du commun, mais là, c’est un peu trop au-delà de ses espérances. Particulièrement, lorsque la vie d’êtres chers dépendent de vous.

Publicités