Jeune fille en Dior / Annie Goetzinger. Dargaud, 2013. 110 pages

La Jeune fille en Dior, c’est Clara, une jeune chroniqueuse férue de mode, et notre guide dans les coulisses de la maison Dior… Le 12 février 1947, le Tout-Paris se presse avenue Montaigne pour assister au premier défilé d’un certain Christian Dior. Dans une envolée de longues jupes corolles, le défilé commence. L’assistance est médusée : c’est un triomphe ! Carmel Snow, du Harper’s Bazar, s’écrie : « It’s quite a revolution, your dresses have such a new look ! » En un mot, la carrière du couturier est lancée, et l’histoire de Clara commence.

Oups un raté de ma part puisque le nom d’Annie Goetzinger ne m’évoquait rien et pourtant je connais la série « Agence Hardy« , j’avais lu des extraits voici quelques années dans des magazines de BD qui mettaient en avant les parutions. Mea culpa ! Quant à cet ouvrage et bien, je ne sais pas ce que je faisais lorsqu’il est paru mais je ne me souviens pas en avoir entendu parler. Vu le sujet, les chroniques ont dû être vivantes et j’ai même vu qu’elle avait exposé en janvier-février dernier…

Sans être une férue de mode, je pense que le monde de Dior attire et cette rétrospective du lancement de son premier défilé est réellement un bonheur en soi. Ces quelques pages présentent très rapidement l’univers de Christian Dior et cette fin de Guerre. L’atout d’Annie Goetzinger est d’y avoir ajoutée  Clara Nohant, personnage imaginaire qui, comme notre auteur, cohabite avec la machine à coudre de sa mère. Elle va se trouver hissé dans ce monde et c’est un regard de l’intérieur et donc privilégié (à nos yeux de béotiens) dans lequel elle va désormais évoluer et nous faire vivre.

L’imagination : le temps consacré à l’élaboration de la prochaine création. Le fourmillement : autour de ces dessins et l’attribution aux premiers et premières d’ateliers selon leurs goûts et compétences pour les modèles : Robes de ville, Robes d’après-midi, Ensembles habillés, Robes cocktails et Robes à danser…. Tout s’agite et nous suivons pas à pas la création  et l’aboutissement jusqu’au défilé. Grâce au graphisme, aux couleurs, tout s’enchaîne sous nos yeux et m’aide à mieux comprendre ce milieu de la mode. Et cela jusqu’aux acheteurs professionnels dont j’ignorais l’existence dès cette période (je pensais que c’était plus tardif).

Sur 10 années et conclu par la mort de Christian Dior, nous suivons des moments clés de Dior et la vie de ce mannequin amoureuse de ses robes. Un ouvrage assez enchanteur et qui s’adresse au plus grand nombre. Pour les néophytes, en fin de volumes, vous retrouvez les dates clés de Dior, ses collections, les métiers de la mode, un descriptif rapide des étoffes et des extraits d’un dictionnaire de Dior consacré aux accessoires.

C’est à tout le monde que cet ouvrage s’adresse et, je suis certaine, que ceux et celles ayant vue l’exposition « les années 50 » au musée Galliera pourront revivre une mini portion de cet univers.

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