Cyanure / Camilla Läckberg. Roman traduit du suédois par Lena Grumbach. Actes Sud, 2011 (Actes Noirs). 157 pages.

Martin Molin accompagne sa petite amie Lisette sur l’île de Valö pour une réunion de famille juste avant Noël. Mais au cours du premier repas, le grand-père, un magnat industriel, meurt étouffé, juste après avoir annoncé à ses enfants qu’il les a déshérités. Martin se rend vite compte qu’il a été assassiné au cyanure. Une tempête de neige fait rage, l’île est isolée du monde et Martin décide de mener l’enquête.
Offrant une pause à Erica Falck, Camilla Läckberg tisse un polar familial délicieusement empoisonné.

Oui ce livre est jugé bien court par rapport à la série qui a fait le succès de Camilla Läckberg. Mais d’un autre côté, s’agissant d’une enquête sur une île, où les protagonistes (une famille de 9 personnes + Martin Molin et un couple de restaurateur) sont coupés du monde par une tempête de neige, et à part en voulant les faire disparaître un à un à la manière d’Agatha Christie ou de JM Erre « Le mystère Sherlock », j’ai du mal à imaginer qu’elle puisse faire plus long.

Alors sans doute les accrocs de Camilla Läckberg se sentiront floués, mais on peut s’imaginer qu’elle montre l’intérêt de ses lecteurs pour le personnage de Martin, et se garde peut être une cartouche si sa série devait venir à se retirer. Mais nous n’en sommes pas encore là, et revenons plutôt à cet opuscule.

Martin se retrouve, en guise de présentation à la famille de sa dulcinée, en plein drame familial et surtout, sans le savoir au milieu d’une famille avide, rancunière… Bref tous ont le parfait profil et le mobile pour le meurtre qui s’est déroulé sous les yeux de tous. Pris au piège de la tempête, comme tout le reste de cette petite bande, il doit se montrer sous son profil professionnel et, étant le petit ami de l’une d’entre elle, se sentant encore novice et maladroit, rien n’est fait pour faciliter ses investigations. Les histoires de cette famille fort peu modèle s’en mêlent et s’emmêlent, et comme pour tout groupe frappé par un meurtre et isolé, tout un chacun cherche de son côté et les accusations envers les uns et les autres commencent à pointer le bout de leur nez.

La tempête se calme et alors que tous se dirigent vers le brise glace qui va les ramener vers la modernité et les experts propres à aider Martin, cette double perspective semble l’aider à retrouver ses esprits et à assembler les pièces du puzzle.

Comme je l’ai déjà dit, rien d’innovateur, juste un gentil moment de détente, dans la même veine que de nombreuses plumes bien connues pour leurs enquêtes. Ne boudons pas notre plaisir, mais sans en attendre trop.

 

L’avis de Serial Lecteur,

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