https://i1.wp.com/decitre.di-static.com/media/catalog/product/cache/1/image/9df78eab33525d08d6e5fb8d27136e95/9/7/8/2/0/2/1/1/9782021119138FS.gifL’échange des princesses / Chantal Thomas.Seuil, 2013. 334 pages.

En 1721, Philippe d’Orléans est Régent, dans l’attente que Louis XV atteigne la maturité légale. L’exercice du pouvoir est agréable, il y prend goût. Surgit alors dans sa tête une idée de génie : proposer à Philippe V d’Espagne un mariage entre Louis XV, âgé de onze ans, et la très jeune Infante, Maria Anna Victoria, âgée de quatre ans, qui ne pourra donc enfanter qu’une décennie plus tard. Ce laps de temps permet l’espoir d’un « malheur » qui l’assiérait définitivement sur le trône de France… Et il ne s’arrête pas là : il propose aussi de donner sa fille, Mademoiselle de Montpensier, comme épouse au jeune prince des Asturies, futur héritier du trône d’Espagne, pour conforter ses positions.
La réaction à Madrid est enthousiaste, et les choses se mettent vite en place. L’échange des princesses a lieu début 1722, en grande pompe, sur une petite île au milieu de la Bidassoa, la rivière qui fait office de frontière entre les deux royaumes. Tout pourrait aller pour le mieux. Mais rien ne marchera comme prévu. Louis XV dédaigne l’Infante perdue dans l’immensité subtile et tourbillonnante du Louvre et de Versailles ; en Espagne, Mademoiselle de Montpensier ne joue pas le jeu et se refuse à son mari, au grand dam de ses beaux-parents Philippe V et Elisabeth de Farnèse.

 

Je sais bien que contrairement à de nombreuses critiques, je n’avais pas aimé  Les adieux à la reine et qu’il peut paraître étrange que je me sois lancée dans la lecture du dernier roman de Chantal Thomas, mais la curiosité l’a emportée sur la sagesse. Les critiques m’intriguaient et une interview plus tard, je décidais de le lire….

Cette fois encore, c’est raté …

Si j’avais aimé son style et sa plume dans l’ouvrage précédemment cité, je ne peux en dire autant cette fois. Toute la première partie m’a paru totalement poussive. Ne comprenant pas ces choix d’écriture, j’ai repris la page de titre et y ai bien lu roman (on peut même lire Fictions sur la sur-couverture). C’est bien là ce qui me gêne ! J’entends bien que l’histoire ne peut nous donner tous les détails qui se sont déroulés dans les années 1720, mais j’aurais aimé que l’auteur joue totalement le jeu et ne nous propose pas des extraits de correspondances comme s’il s’agissait de documents. J’ai réellement eu la sensation de lire dans certains chapitres un exposé et non pas un roman.

Quelle déception ! Car ce fait historique intrigue et le fait de nous faire vivre en parallèle ces deux destins des 4 cousins qui ne semblent que des marionnettes dans les mains des adultes avaient beaucoup d’atout pour fasciner. Leurs différences d’âges, d’éducation, de sentiments auraient certainement dû m’intéresser. Mais le style m’ayant déplu, je me suis attachée à tout ce qui me paraissait improbable et, en particulier cette enfant de 4 ans à la fois si raisonnable, si réfléchie (lorsqu’elle ne joue pas, néanmoins) mais qui ne sait ni lire et écrire. Cela semble irréaliste !

Si j’ai découvert bon nombre de faits, révisé mon histoire concernant cette courte période de fiançailles entre Louis XV et l’infante d’Espagne, on ne peut pas dire que j’y ai trouvé du plaisir en dépit de tous les chemins pris par Chantal Thomas.

A fuir !

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