https://i2.wp.com/static.decitre.fr/media/catalog/product/cache/1/image/9df78eab33525d08d6e5fb8d27136e95/9/7/8/2/2/2/6/2/9782226208705FS.gifLa fille qui voulait être Jane Austen / Polly Shulman. Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Cécile Moran. Albin Michel, 2010 (Wiz). 277 pages. 3*

Julie, quinze ans, est habituée aux lubies de sa meilleure amie Ashleigh, même si, à cause d’elle, elle se retrouve parfois dans des situations improbables. Après le roi Arthur, la stratégie militaire ou le ballet, la dernière passion en date de cette éternelle enthousiaste : Jane Austen ! Ashleigh veut à tout prix trouver le M Darcy d’aujourd’hui en participant au bal d’une prestigieuse école de garçons. Et voici les deux inséparables vêtues de crinolines, en chasse pour dénicher le parfait héros austenien… mais attention à ne pas choisir le même (heureux) candidat !

 

Je suis penchée ces derniers jours sur des ouvrages jeunesse, d’auteurs québécois et quelques livres abandonnés.

Avouons sans détour que ce n’est pas grâce à sa couverture pink que ce roman m’a attiré mais bien grâce au titre. Qu’est-ce-qu’un auteur du XXième allait encore inventer autour de Jane Austen et comment vouloir être ce personnage de roman (dixit le titre) ? J’ai donc à peine lu la 4ème de couverture avant de m’emparer de ce livre.

Et …

Ce n’est pas une lecture déplaisante, même si cet ouvrage narre avant tout les frasques de l’adolescence et la découverte des sentiments amoureux, comme des premiers baisers. Miss Elisabeth Bennet est devenue Julie, même si son amie Ashleigh tente de s’identifier à elle après avoir découvert le roman grâce à sa meilleure amie.

Le parallèle réside avant tout dans la quête amoureuse de ces deux adolescentes, plus jeunes que les deux soeurs Bennet et affichant un caractère assez distinct de Lizie ou de celui de sa soeur. Ashley est une Enthousiaste qui peut vous ravir quelques minutes avant de vous effarer devant son énergie et un sans gêne qui rappellerait peut-être Lydia.

Mais ce jeu des comparaisons ne nous mènerait nul part, car le roman de Jane Austen, même s’il reste présent en filigrane tout au long du roman, n’est avant tout là que pour lancer la dernière lubie d’Ashley qui va entraîner les deux adolescentes dans les bras de jeunes garçons de leur âge, qui  étudient dans une école privée et non mixte.

Si l’histoire est charmante, mêlant le quotidien de Julie : la séparation de ses parents, sa nouvelle belle-mère etc, cela ne reste que des seconds rôles propres à aider à ce que l’action évolue dans un sens ou un autre, à nous immiscer dans son existence. Rappelons-le, il s’agit d’un roman destiné à la jeunesse, donc les rebondissements restent mineurs, les sorties se font au cinéma ou autour d’un café. Bref tout est assez acidulé et la chute sera tout aussi rose que la couverture.

Nuançons : cela n’est pas mièvre, certains passages sont assez enlevés et la lecture se fait sans déplaisir.


Un avis qui m’a fait sourire.

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