https://i2.wp.com/static.decitre.fr/media/catalog/product/cache/1/image/9df78eab33525d08d6e5fb8d27136e95/9/7/8/2/2/0/3/0/9782203048461FS.gifPénélope Green. 2 : L’affaire Bluewaters & 3 : L’éventail de Madame Li / Béatrice Bottet. Casterman, 2012. 328 + 307 pages. 3,5*

A 17 ans à peine, Penelope Green a déjà risqué sa vie dans les bas-fonds de Londres et mis son existence en péril dans les beaux quartiers new-yorkais. Mais que voulez-vous, c’est qu’on ne devient pas journaliste de choc en sirotant du thé dans son salon ! Alors cela n’étonnera personne que Penelope poursuive son grand reportage sur la situation des femmes dans le monde en s’embarquant… pour l’Asie, et plus précisément pour la Chine lointaine, où un nouveau mystère n’attend qu’elle pour être résolu.
Toujours escortée par Cyprien Bonaventure, son irremplaçable assistant-garde du corps français, la voici aux prises avec une affaire de contrebande plus que louche, dans laquelle semble tremper tout ce que l’Empire du Milieu compte de crapules…

 

Vous pouvez retrouver mon billet sur ma rencontre avec Pénélope Green ici.

 Pénélope est journaliste et, son rédacteur en chef s’intéressant à la situation et au devenir des femmes en cette fin de XIXème siècle décide de la faire écrire sur le sujet. L’Angleterre ne suffisant pas, il lui demande de se rendre  aux Etats-Unis afin de rédiger des articles sur la place de la femme. Comme de bien entendu, le mystère s’attache à ses pas et à ceux de son inséparable garde du corps. A travers les yeux de Penelope nous découvrons que la vie des femmes de New York n’est guère dissemblable de celle des londoniennes. Vie, quartier, moeurs, peu de choses différent, si ce n’est qu’elle et Cyprien ne connaissent pas la ville et ses environs. Mais à leur avantage, la traversée a permis à Pénélope de rencontrer quelques personnes qui vont à la fois la mener dans cette sordide affaire de Bluewaters et l’aider à faire chuter tous les protagonistes de cette histoire. L’intérêt réside dans le mélange des bas-fonds et des riches new-yorkais de la 5ème avenue. Une nouvelle fois, on découvre que l’argent et la misère côtoient les plus sombres desseins. On retrouve dans ce volume comme dans le suivant les qualités et les défauts de cette série. Mais, une nouvelle fois, les histoires sont plaisantes à lire, même si elles présentent des aspects peu glorieux de l’humanité ou de la condition féminine. L’avantage pour les lecteurs est de découvrir des faits historiques que certains ne connaissent pas forcément. Ainsi dans L’éventail de Madame Li sont évoqués : l’histoire de la Chine, l’emprise de l’Empire Britannique, les Concessions dans les villes, l’impact des religieux et, encore et toujours la vie des femmes. Ainsi dans ce volume sera rappelé le pourquoi des pieds bandés des femmes chinoises, leurs conditions de vie selon leur position hiérarchique et dans la famille.

L’ensemble forme un tout lisible et qui s’insère bien dans les péripéties de Pénélope et de Cyprien.

On peut regretter le peu d’évolution dans le caractère de Pénélope, mais sans doute est-ce dû à l’enchaînement de ses aventures. Un an s’est à peine écoulé depuis la mort de son père quand elle entreprend son voyage pour la Chine. Je dois avouer que je suis vraiment curieuse de voir comment Béatrice Bottet va procéder pour faire avancer son héroïne et pour créer de nouvelles aventures : comment ne pas se répéter, lorsqu’on prend conscience que la vie des femmes se ressemble tant d’un bout à l’autre de la planète ? Son atout majeur reste sans doute Cyprien Bonaventure qui reste une énigme à la fois pour Penelope et pour le lecteur. L’attente d’en savoir davantage sur ce français permet d’attendre le prochain volume qui sort le 18 septembre prochain. En espérant que l’auteur ne décevra pas ses lecteurs ; certains semblent commencer à se laisser des aventures maritimes et de la propension de Pénélope à foncer tête baissée dans les dangers.

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