https://i2.wp.com/static.decitre.fr/media/catalog/product/cache/1/image/9df78eab33525d08d6e5fb8d27136e95/9/7/8/2/2/1/1/0/9782211079488FS.gifL’orpheline dans un arbre / Susie Morgenstern. L’Ecole des Loisirs, 2005. 209 pages. 2,5*

 » Décrivez la vie d’une famille californienne en trois cents mots « . Avec un intitulé pareil, Clara-Camille Caramel avait peu de chances de gagner le concours d’écriture. La Californie, c’est loin, très loin de la Côte d’Azur. Et la vie de famille, elle ignore ce que c’est. Ses parents se sont tués en avion quand elle avait deux ans et demi, sa grand-mère est morte quatre ans plus tard. Mais l’écriture, c’est sa passion. L’imagination aussi. Et qu’imaginer, sinon ce qui vous manque ? Elle a gagné. Le gros lot consiste en un séjour dans une famille californienne. Une vraie. Avec un jeune homme charmant dedans. Il s’appelle Jeremiah et il écrit des lettres drôles, enjôleuses et poétiques à Clara-Camille. Le problème, c’est qu’arrivée à San Francisco elle tombe sur un Jeremiah de soixante-quinze ans qui vit seul avec un chien géant et fabrique des maisons dans les arbres. Clara-Camille a quinze jours pour se résigner. Mais si elle en profitait pour découvrir bien plus qu’une famille ?

 

De la magie, de la fantaisie dans ce monde où évolue Clara-Camille, pour échapper à la mort des parents et de ses proches. Lot commun à ses camarades du quotidien qui ne manquent de rien dans leur orphelinat de luxe, où pas un seul instant de calme ne leur accordé. Pour ne pas penser, pour ne pas s’isoler ? Tellement trop de tout que, même si l’ouvrage s’adresse au jeune public, le lecteur reste incrédule tout au long du roman qui, s’il reste original et insolite nous plonge dans 1 000 questions d’adultes et, quand trop de coïncidences brisent quelque peu la féérie de Noël.

Tout est trop évident, trop …, trop riche en événements à la fois attendus et espérés par Clara-Camille comme par le lecteur qui, s’il se complait dans cette scénette aimerait tellement en savoir plus sur son quotidien, les espoirs de ces enfants riches comme crésus et pauvres dans leurs relations familiales alors qu’ils essaient de recréer un simulacre de famille entre eux et à l’extérieur. Beaucoup de pistes lancés par l’auteur ; trop ? Et du coup, en dépit d’un plaisir de lecture, des attentes trop nombreuses à des questions restées sans réponses, à des histoires sans suite.

L’histoire est belle mais sans lendemain à l’image de cette relation avec Jeremiah que l’on a du mal  à imaginer perdurer tant la mort semble se trouver, une nouvelle fois, au bout de la rencontre avec Clara-Camille.

Légère déception donc en dépit de cette écriture enlevée et féérique où tout semblait possible.

 

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