https://i0.wp.com/static.decitre.fr/media/catalog/product/cache/1/image/9df78eab33525d08d6e5fb8d27136e95/9/7/8/2/7/5/2/9/9782752905444FS.gifLe Vent dans les saules / Kenneth Grahame. Traduit de l’anglais par Gérard Joulié. Phébus, 2011 (Libretto). 215 pages. 4*

Ils sont quatre : quatre aventuriers plus ou moins pantouflards et ordinaires du monde animal à vivre l’aventure quotidienne de la vie. Il y a les deux amis, Rat et Taupe, le sage et bourru Blaireau et l’entêté, vaniteux et totalement irresponsable Crapaud par qui tout ou presque arrive. Ces quatre-là s’émerveillent, suivent les saisons, le cours de l’eau et racontent en un livre magique tout ce qui fait le prix de l’existence : peur, amitié, désir d’ailleurs, perte, abandon, espoir…

https://i2.wp.com/static.decitre.fr/media/catalog/product/cache/1/image/9df78eab33525d08d6e5fb8d27136e95/9/7/8/2/7/5/6/0/9782756025384FS.gifLe Vent dans les saules. Tome 1. Le bois sauvage / Michel Plessix. D’après le roman de Kenneth Grahame. Delcourt. (4 tomes). 5*

 

C’est grâce à Michel Plessix que je me suis  réellement mise à la lecture du « Vent dans les saules« . J’ai tout d’abord dévoré les 4 volumes de BD d’après l’oeuvre de Grahame, me régalant tout à la fois de l’histoire et du foisonnement des détails en matière d’illustrations. En plus de l’histoire, Michel Plessix nous racontait des micro histoires au détour de chaque case, tant et si bien qu’il a su donner « une suite » « Le vent dans les sables ». La couleur, les textes et le dessin, tout était là pour me plaire… Et volume après volume, je m’interrogeais sur son respect du texte dont j’avais lu quelques extraits dans ma prime jeunesse mais dont j’étais bien incapable de me souvenir des termes exacts.

Je souhaitais donc acquérir et lire l’original afin de voir toutes les facettes de cette oeuvre !

Quel plaisir de retrouver ses 4 inséparables amis que je découvrais à la fois sous un jour nouveau et tellement connu ayant lu et relu mes BDs plusieurs fois et, profitant de la lecture de l’original pour les juxtaposer.

J’ai découvert que ce texte avait été écrit par Grahame pour son fils, composé d’une première histoire puis de lettres. Le tout fut retravaillé par la suite.

On comprend mieux sous cet aspect la place occupée par les animaux dans ces scénettes, et même si tout peut se lit sans arrière-pensée, les caractères si distincts des personnages comme les thématiques évoquées sont effectivement celles que l’on peut souhaiter aborder avec des enfants.

Tout est abordé : le changement des saisons, la vie quotidienne sous un aspect des plus terre à terre comme le rêve et la féérie avec Pan au cours de la disparition du petit Loutron. L’histoire des hommes avec la demeure de Blaireau. La folie douce et la folie des grandeurs de Sieur Crapaud, qui devient bien vite plus qu’insupportable.

Et oui, au risque de me répéter  cet ouvrage est un enchantement et peut se lire à plusieurs niveaux ce qui permet de le redécouvrir en le reprenant  au fil du temps.

Le lieu semble intemporel, de même que les courts chapitres évoquant la vie et l’amitié de Taupe, Rat, Blaireau et Crapaud.

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