https://i0.wp.com/static.decitre.fr/media/catalog/product/cache/1/image/9df78eab33525d08d6e5fb8d27136e95/9/7/8/2/7/5/7/8/9782757825822FS.gifLes adieux à la reine / Chantal Thomas. Points, 2011. 247 pages. 2*

1810. Vienne est une ville ruinée et humiliée par La victoire de Napoléon. Agathe, ancienne Lectrice de Marie-Antoinette, se souvient des derniers jours de La reine à Versailles après la prise de la Bastille, et particulièrement de ce jour où la famille royale est abandonnée de ses plus proches amis. Avec une écriture fébrile et minutieuse, elle restitue Le faste de La Cour, savamment orchestré par cette reine si controversée…

 

J’avoue tout de go que si je n’avais pas entendu parler de l’adaptation cinématographique de ce roman (que je n’ai pas vu au demeurant), je n’avais pas prêter attention à  la sortie de cet opuscule.

Un court roman à qui je ne peux reprocher l’écriture, fort belle au demeurant, qui donne moult détails sur la vie à la Cour alors que la narration se déroule sur 3 jours (+ la projection dans le futur de cette ancienne lectrice), mais pour lequel je n’ai pas ressenti d’attachement particulier. Quant au bout de 3 jours, vous n’avez toujours pas terminé un si court roman (nonobstant votre vie quotidienne et ses petits tracas), c’est que le courant ne passe pas !

J’en suis la première déçue car comme je le mentionnais, la plume est belle et nous plonge à la fois dans le faste et la débâcle de la Cour tout en se raccrochant à cette jeune femme : Agathe Laborde qui se fond dans le paysage des grands du Monde tout en étant un témoin privilégié et une femme sensible et non dénuée d’intelligence. Mais son dévouement à la Reine Marie-Antoinette et sa méconnaissance d’une existence en dehors de Versailles font d’elle le témoin et le jouet des événements politiques.

Oui Chantal Thomas est habile à montrer un certain parallèle entre l’effondrement politique et celui du Château de Versailles qui se lézarde, dont la puanteur est égale au nombre de courtisans qui s’agglutinent dans les pièces, se bousculent tout d’abord pour être au plus près du Roi puis pour prendre la fuite. L’agitation est magnifiquement rendue par cette vision de la Panique qui déboule, court partout, représentation que l’on retrouve personnifier dans les pièces de théâtre. Néanmoins, comme je le disais, en dépit de nombreuses qualités, je ne me suis jamais attachée à ses pages.

 

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