https://i2.wp.com/static.decitre.fr/media/catalog/product/cache/1/image/9df78eab33525d08d6e5fb8d27136e95/9/7/8/2/0/1/2/0/9782012027008FS.gifLa Maison de Soie / Anthony Horowitz. Traduit de l’anglais (Royaume-Uni) par Michel Laporte. France Loisirs / Hachette, 2012. 359 pages. 3,5*

Un an après la mort de Sherlock Holmes, Watson entreprend de consigner l’une des enquêtes les plus noires qu’il a menées avec le célèbre détective…Londres, novembre 1890. Edmund Carstairs, marchand d’art, craint pour sa vie. Faute de preuves, Holmes ne peut qu’attendre. Le lendemain, ce n’est pourtant pas d’un meurtre, mais d’un vol dont Carstairs est la victime. Holmes l’avait prévu. Ce qu’il ne pouvait imaginer, en revanche, c’est qu’en confiant à Ross, l’un des Irréguliers de Baker Street, la charge de monter la garde, il l’envoyait en fait à la mort.
Et qu’avec ce meurtre horrible, c’était ce que Londres a de plus sordide qui se révélait aux deux enquêteurs…« La partie reprend. » Et cette fois, Holmes et Watson n’en sortiront peut-être pas indemnes.

 

C’est à une enquête inédite que nous convie le Docteur Watson. Pourquoi a-t-il attendu si longtemps pour l’écrire (Sherlock est désormais mort) et demande t-il à ses héritiers de ne pas la publier avant un certain laps de temps ? Car de nombreuses personnalités y sont mélés, et le dénouement va s’avérer particulièrement horrible pour nos protagonistes. – Comme moi, j’imagine que de nombreux lecteurs comprendront rapidement au cours de leur lecture bon nombre d’éléments de la chute, mais il est vrai qu’elle reste sordide et explique l’avertissement que constitue la préface de Watson.-

Anthony Horowitz « se glisse » donc dans la plume de Sir Conan Doyle afin de nous narrer cette nouvelle histoire de Sherlock Holmes et de son fidèle Watson.

L’aventure est bien menée, en dépit de quelques disgressions qui ne me semblent pas exister dans les ouvrages auxquelles se réfèrent l’auteur. Il sait néanmoins parfaitement jouer de tous les canons de Sherlock et nous retrouvons bon nombre d’éléments/personnages  de la célèbre adresse.

Comme souvent une banale affaire va se révéler plus complexe qu’il n’y parait. Un mystérieux gang américain vient s’immiscer au coeur de cette enquête qui de déroule à Londres. Nous y retrouvons l’infatigable Lestrade, Les Irréguliers, le frère de Sherlock qui se dévoile en se déplaçant jusqu’au 221B Baker Street, et même un mystérieux adversaire pour Sherlock… Tous le mettent en garde dans cette affaire, mais Sherlock Holmes, tout entier à son enquête, se jette dans la mélée et très vite il va se voir accuser de meurtre et jeter en prison.

C’est l’occasion pour l’auteur de montrer une fois de plus les liens qui unissent Watson à son maître à penser. Il se démène afin de parvenir à le libérer, mais comme de juste, Holmes aura plus d’un tour dans son sac.

J’ai trouvé l’histoire assez bien mené, même si, une fois l’ouvrage refermé, j’ai songé à un ou deux éléments qui m’ont semblé assez invraisemblables dans la logique de l’histoire, mais ils ne m’avaient aucunement frappé pendant ma lecture.

Le charme de l’enquête et les retrouvailles avec les personnages sont là, même si l’écriture reste différente.

 

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