https://i1.wp.com/static.decitre.fr/media/catalog/product/cache/1/image/165x250/9df78eab33525d08d6e5fb8d27136e95/9/7/8/2/8/4/1/5/9782841568017FS.gifhttps://i2.wp.com/static.decitre.fr/media/catalog/product/cache/1/image/9df78eab33525d08d6e5fb8d27136e95/9/7/8/2/8/4/1/5/9782841568710FS.gifhttps://i0.wp.com/static.decitre.fr/media/catalog/product/cache/1/image/165x250/9df78eab33525d08d6e5fb8d27136e95/9/7/8/2/8/4/1/5/9782841569076FS.gif

 

Cadavres chinois à  Houston. Jeux mortels à Pékin. L’éventreur de Pékin / Peter May. Traduit de l’anglais par Arianne Bataille. Editions du Rouergue, 2007-2008. 315 + 332 + 381 pages. 4,5*

 

Malgré la mini déception du volume précédent (quand trop de jeux sur les relations amoureuses empoisonnent l’histoire), je n’ai néanmoins pas hésité une seule seconde à me saisir des 3 derniers volumes de la Série Chinoise afin de connaître le devenir du Docteur Campbell et de son flic préféré Li Yan.

Dans Cadavres chinois à  Houston, Peter May nous bouscule un peu dans nos habitudes puisque toute l’affaire va se dérouler aux Etats-Unis, mais la communauté chinoise est, bien entendu, au centre de l’enquête qui met l’accent sur l’immigration. et le trafic des clandestins.

C’est un volume particulièrement intéressant pour les lecteurs que nous sommes, habitués à lire des romans policiers (et autres) se déroulant aux Etats-Unis. Même si nous avons tous entendu parler de ces filiales d’immigration, de la soumission et des dettes qui s’ensuivent, aucun point, même les plus sordides ne nous sera épargné, nous permettant de mieux comprendre l’impact de cette immigration ; parallèlement , même si cela reste tenu, elle va bouleverser la vision de Li Yan qui, même s’il n’approuve pas toute la politique de son pays, cherche à comprendre les raisons qui peuvent pousser des milliers de personnes, ses voisins, à braver un tel voyage dans la quête de l’eldorado, tel que les Etats-Unis sont encore présentés à ces chinois aspirants à une vie meilleure.

Bien entendu, si les thématiques de l’émigration, l’intégration, le racisme… sont fondamentales dans ce volume (vécu au quotidien par nos deux 2 héros, dont la relation reste un sujet d’interrogation qu’ils soient en Chine ou aux Etats-Unis) bien d’autres thèmes vont être abordés dont la manipulation génétique des virus ainsi que la politique de lutte contre la drogue des Etats-Unis au détriment de la vie quotidienne des paysans, de la faune comme de la flore, des pays contre lesquels ils se battent. 

Les enjeux politiques restent présents à chaque instant et, en Chine comme aux Etats-Unis le pouvoir des hommes. En dépit de cultures aux antipodes l’une de l’autre, on se rend rapidement compte que l’appat du gain, du pouvoir restent les valeurs en commun des hommes de ces deux pays. Au milieu de ce chaos et de cette enquête où les êtres humains ne sont que marchandises, le couple cherche à se retrouver, à poursuivre une relation difficile au quotidien comme dans le regard de ceux qui les entourent. 

Dans Jeux mortels à Pékin, nous allons les retrouver, mais cette fois avec les lois et les coutumes chinoises, car le couple a décidé de se marier dans la perspective de la naissance de leur premier enfant. Si leur amie Mei Yuan est heureuse de ce dénouement pour ses « enfants adoptifs » et aide Margareth à organiser les fiancailles de présentation des familles avant le mariage, les parents des futurs mariés ne sont pas enchantés par la perspective de cette union mixte. Et que dire des supérieurs de Li Yan ?

Bien entendu, les problématiques du couple permettent à l’auteur de nous montrer des facettes de la vie en Chine, des relations familiales, comme du poids de l’administration chinoise, mais en parallèle les enquêtes et les cadavres s’enchainent. Nous sommes tout près des Jeux Olympiques et Pékin se transforme sous les yeux de nos deux personnages : les rues, le quotidien change, le capitalisme s’installe (d’une certaine manière) avec ses excès.

La réussite et la quête de l’argent gouvernent désormais les faits et actes de beaucoup, et pour certains athlètes les soupçons de dopage commencent, même si tout un chacun essaie d’étouffer la mort mystérieuse de tous ces jeunes gens promis à des médailles d’or.

Peter Mayle mêle habilement les faits actuels en nous replongeant dans l’histoire de tous ces athlètes de l’Allemagne de l’Est qui furent détruits dans leur enfance comme dans leur vie d’adulte. Le retour de la « mafia » asiatique démontre également les dérives et les changements économiques que la Chine subit. 

Peter Mayle termine avec brio sa série chinoise par le volume intitulé : L’éventreur de Pékin. Dans cet ouvrage, tout s’accélère et les meurtres sont tous plus horribles les uns que les autres. Faux suicides, utilisation à mauvais escient du pouvoir et de l’argent : rien ne va plus dans cette Chine qui poursuit sa transformation tout en gardant son archaïsme administratif, son héritage de services rendus, de faux semblants (cf la vie commune de notre couple) La position de Li Yan sera totalement remise en question alors qu’il était porté aux nues 5 minutes auparavant par toute sa hiérarchie. Mais qui peut bien tirer les ficelles et essayer de détruire un à un tous les personnages qui l’entourent, nouveaux ou rencontrés dans les volumes précédents que l’on voit un à un menacés ou disparaitre.

Et oui, Peter Mayle semble avoir jeté tout son savoir faire dans ce dernier opus, même si les 3 volumes lus sont réellement d’excellente facture. 

 

Les 4ème de couverture de ces 3 volumes :

 Au petit matin, sur une route déserte du Texas, l’attention du shérif adjoint Jackson est attirée par un camion frigorifique qui semble abandonné. Lorsqu’il décide de l’inspecter, il ne sait pas que dans la remorque, il va découvrir une cargaison qui lui fera regretter amèrement sa curiosité : les cadavres de quatre-vingt-dix-huit clandestins chinois morts asphyxiés. N’est-ce qu’un sinistre drame de l’immigration ou s’agit-il d’une affaire beaucoup plus grave ? Les pages du carnet trouvé sur l’un des corps, ainsi que d’étranges et inquiétantes marques de piqûres, ne vont pas tarder à mettre en alerte toutes les autorités du pays.
Qui a bien pu vouloir transformer ces malheureux, venus chercher des jours meilleurs en Amérique, en véritables  » bombes humaines  » ? Dans ce quatrième volet de la  » série chinoise  » de Peter May, c’est aux États-Unis que nous retrouvons Elizabeth Campbell, maintenant médecin légiste à Houston, chargée d’organiser l’autopsie des quatre-vingt-dix-huit corps, et Li Yan, dépêché par le gouvernement chinois pour suivre l’affaire.
Une fois encore, ils vont devoir travailler main dans la main et faire face aux sentiments complexes qu’ils éprouvent l’un pour l’autre. En compagnie du FBI et des services de l’Immigration, ils vont plonger dans l’univers trouble des trafics de clandestins et s’engager dans une véritable course contre la montre. Car
s’ils ne découvrent pas qui tire les ficelles de cette machination, c’est toute l’humanité qui est menacée d’une terrible et collective agonie.

 

Au cœur de l’hiver, dans l’effervescence générale d’un Pékin métamorphosé par l’approche des Jeux olympiques, six athlètes chinois de haut niveau meurent dans des conditions mystérieuses à quelques semaines d’intervalle : un nageur se pend au plongeoir d’une piscine à la veille d’une compétition internationale, anéantissant les espoirs de son pays de remporter une victoire face aux États-Unis ; un haltérophile meurt dans les bras de sa maîtresse ; trois coureurs de relais périssent dans un accident de voiture ; un cycliste se noie… Lorsqu’un septième athlète disparaît mystérieusement, LiYan, devenu chef de la Section n° I des affaires criminelles, décide de mener l’enquête. II demande à Margaret Campbell, pathologiste de renommée internationale, de pratiquer des autopsies. Peu à peu, le milieu sportif révèle ses dessous : des intérêts financiers colossaux, et leur corollaire, des méthodes de dopage sans cesse plus poussées, jusqu’à devenir quasiment indétectables. Plongés au cœur de cette nébuleuse, Margaret et LiYan vont devoir mettre leur vie en danger pour découvrir la sombre vérité qui se cache derrière les apparences

 

 » Qian ouvrit le tiroir supérieur de son bureau et en sortit une chemise A4 en plastique. A l’intérieur était glissée une feuille dépliée. Il la remit à Li, puis se retira près de la fenêtre pour respirer un peu d’air frais. Li reconnut les caractères peu soignés, à l’encre rouge : Je vous envoie la moitié du rein que j’ai pris sur une femme. Conservé pour vous. L’autre morceau, je l’ai frit et mangé.  » L’inspecteur Li Yan sait qu’il a en face de lui un redoutable adversaire. Celui qui se surnomme  » l’éventreur de Pékin  » a déjà exécuté plusieurs victimes chinoises, les laissant affreusement mutilées : la gorge coupée, le visage tailladé, les organes vitaux extraits et placés dans ce qui s’avère être une mise en scène extrêmement réfléchie. Tout va se précipiter lorsqu’une scientifique américaine se livrant à des expériences sur un nouveau procédé de détection du mensonge est assassinée à son tour. Li découvre alors que le meurtrier lui en veut personnellement et cherche à le détruire. La situation devient vite infernale aussi bien pour lui que pour sa compagne, le docteur Margaret Campbell

Publicités