https://i0.wp.com/www.decitre.fr/gi/95/9782841725595FS.gifNouvelles du disque-monde / Terry Pratchett.Traduit de l’anglais par Patrick Couton. L’Atalante, 2011. 124 pages. 4*

« Les nouvelles me coûtent sang et eau.
J’envie ceux qui les écrivent avec facilité, du moins ce qui ressemble à de la facilité. Je serais étonné d’en avoir écrit plus de quinze dans ma vie ». Voici le premier livre réunissant l’ensemble des nouvelles de Terry Pratchett qui appartiennent au corpus du Disque-monde. On y retrouve avec jubilation les mages de l’Université de l’Invisible, la Mort, les sommités d’Ankh-Morpork, les sorcières de Lancre, le Guet et même Cohen le Barbare.

 

Un recueil de nouvelles et comme souvent on trouve de l’excellent et des nouvelles parfois un peu décevantes non pas au niveau de l’imaginaire mais au niveau de la durée de l’intrigue et de tous les éléments qui pourraient enrichir le contenu.

Les deux nouvelles qui dominent ce recueil sont les plus longues car, ainsi que je viens de l’indiquer, elles permettent à l’auteur de jouer avec son imaginaire, avec humour des situations et des personnages, détournant comme il est souvent de bon ton chez Terry Pratchett des personnages connus ou tournant en dérision ces vilains.

C’est donc « La mer et les petits poissons » & « Drame de Troll » qui m’ont enchanté. 

La première nouvelle relate l’histoire de sorcières et plus particulièrement les relations entre Mémé CireduTemps et Nounou Ogg. Leur relation et leurs différences sont déjà fort peu communes mais quant 3 autres mimant les humains viennent indiquer à Mémé CireduTemps qu’il serait temps de passer la main en quelque sorte pour le grand concours des sorcières, le résultat devient tordant. Je vous laisse imaginer Mémé CireduTemps faisant preuve d’amabilité ! Les voisins humains prennent peur et sont persuadés qu’elle leur a jeté un sort c’est certain sinon pourquoi leur aurait-elle parlé ? Mais quand il s’agit des autres sorcières qui se précipent sur les amulettes et autres colifichets (je vous épargne tous les détails) le sourire s’affiche sur le visage du lecteur.

Dans  « Drame de Troll », nous retrouvons ce pauvre Cohen le Barbare  ! Mais oui, c’est bien lui vous l’avez reconnu, tout comme ce Troll avec qui il est venu en découdre au seuil de sa vie, se remémorant les paroles de son père. Mais la situation n’est plus vraiment celle du passé. Le pont gardé par le troll n’en finit pas de s’effondrer, sa femme ne croit plus en lui. Ses beaux-frères se sont ralliés à la vie moderne et pour s’en sortir il doit travailler. Que croyez-vous que Cohen le Barbare va bien pouvoir faire ? Une chose est certaine son cheval (acheté aux enchères d’un mage à son corps défendant) n’a pas fini de lui en parler et de lui remémorer ses erreurs et son âge.

Bref ne serait-ce que pour retrouver ces deux pépites, je ne peux que vous encourager à feuilleter ce petit ouvrage.


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