https://i1.wp.com/www.decitre.fr/gi/06/9782092506806FS.gifLes désastreuses aventures des orphelins Baudelaire -Tomes IX à XIII : La fête féroce – La pente glissante – La grotte Gorgone – Le pénultième Péril – La Fin / Lemony Snicket. Illustrations de Brest Helquist. Traduit de l’anglais par Rose-Marie Vassallo. Nathan, 2005-2007. 241 +247 +240 + 248 + 244 pages. 3*

 

Pour les épisodes précédents, c’est ici, tome V, VI à VIII.


Que vous dire que je n’ai pas encore évoqué à la lecture de ces 13 tomes. Pour ceux qui auraient oublié, je reprends quelques formulations déjà dites précédemment.

Je n’ai pas l’impression que cette série s’adresse à un jeune public ainsi que le laisserait penser le style narratif et les explications notamment de vocabulaire donné par l’auteur / narrateur. Tantôt trop enfantin, tantôt trop hardu pour de jeunes enfants à qui l’on narre une telle histoire, voilà ce qui me gêne le plus dans cette saga. De même, ainsi que déjà évoqué, le style provoque des longueurs qui coupées, auraient certainement fait gagner de l’énergie et peu provoquait un certain désenchantement chez certains lecteurs.

Néanmoins de nombreux passages sont savoureux et l’imagination féconde de l’auteur m’ont souvent permis de lui pardonner. Alors que je commençais à m’ennuyer un peu il avait su redonner corps à son histoire par l’arrivée de nouveaux personnages qui relançaient les aventures des orphelins. Dans ces derniers tomes, les événements semblent encore s’accélérer puisque l’on rencontre des personnages évoqués au fil des histoires, et les orphelins vont même retrouver * attention énorme spoiler * le triplé manquant (chose à laquelle je m’attendais). Si les péripéties s’enchaînent, les morts se ramassent également à la pelle dans un style à la fois tragique et suffisament rapide pour permettre d’en faire abstraction pour les âmes sensibles.

Si les enfants Baudelaires obtiennent un début d’explication concernant le V.D.C., ils n’obtiendront, à l’image du lecteur que des bribes de réponses à l’ensemble de leurs questions. Plus qu’une histoire, c’est davantage un univers d’apprentissage : tous leurs actes ne sont pas forcément positifs, les choix auxquels ils sont amenés entraînent parfois des décès ou des actes répréhensibles. Nos charmants et si sages orphelins Baudelaires s’avèrent des êtres humains versatiles, sensibles et sujets à l’erreur humaine, quelque soit leur âge, Prunille n’échappe en rien à la règle -même si c’est parce que l’on lui demande de prendre part aux actions, en dépit de son très jeune âge -.

De la même manière cette série n’est pas parfaite, mais pas du tout désagréable à lire en dépit des travers évoqués.

Je reste néanmoins sur ma faim à la chute de ce récit car j’aurais aimé avoir confirmation de ce contenait Le sucrier, par exemple,même si j’imagine qu’il ne faisait que contenir le sel de la vie et la douceur du quotidien : de quoi donner un peu de piment à l’existence.

 

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