La malédiction de l’ombre / Laura Anne Gilman. Traduit de l’américain par Pierre Vandeplanque. Luna, 2007. 473 pages. 2,5*
Geneviève Valère – alias Wren – est une détective bien particulière, spécialiste de la « récupération » des objets perdus ou voés, et dotée de pouvoirs magiques exceptionnels qui puisent leur source dans le courant électrique.
Farouchement indépendante et en rupture avec le pouvoir officiel du Conseil des Mages, elle travaillle à son compte, mais jamais sans son associé Sergueï. Il négocie les contrats, elle mène les enquêtes ; il sait se battre, elle use de sa magie. Et, de dix ans son aîné, il veille sur elle jour et nuit… ce qui est loin de lui déplaire. Mais jamais elle ne le reconnaîtra, car elle s’est toujours refusé à mêler sentiments et travail. D’autant plus que tous deux viennent d’accepter une nouvelle mission : retrouver un manuscrit volé dans un monastère italien. Un manuscrit peu ordinaire et mal connu, car tous ceux qui l’ont lu ont mystérieusement disparu…

Pour changer des lectures harlequinesques des étés précédents, me voici (par hasard) découvrant une collection des éditions Harlequins, via Luna.
Mon premier sourire : le nom du traducteur, et je m’en excuse s’il s’agit réellement de son patronyme, mais accolé aux collections Harlequins, je n’ai pu m’empêcher de m’interroger.
Le style du roman reprend un genre que nous connaissons bien à présent, de l’héroïne pourvue de pouvoirs et dont l’origine, du côté de son père, reste inexpliquée. Elle est ce que l’auteur appelle une Solitaire qui se nourrit de l’énergie électrique afin de lutter contre des forces obscures.
Le monde de Laura Anne Gilman est sans doute intéressant, mais replié sur un seul ouvrage, il en devient presque indigeste, à force de souhaiter nous donner le plus de détails possibles. On retrouve ici le monde des Fatae – contre Fae chez Patricia Briggs- , les humains sont là eux aussi au fait de l’existence de ces êtres physiquement humains dotés de pouvoirs et de ceux type salamandre, dauphin, ours ou serpent qui se glissent dans cette société. Mais en dépit de ces personnages qui aideront l’héroïne à lutter contre les forces du mal et donnent à l’ouvrage des perspectives de suite ou d’histoires parallèles, l’aventure est centrée, bien entendu autour de Wren et de Sergueï, de leur travail comme de leur relation amoureuse.
L’histoire pas inintéressante manque néanmoins parfois de souffle et de fluidité tant dans l’écriture que dans l’évolution elle-même. L’auteur parfois s’égare, nous lance sur des pistes mais le tout manque quelque peu d’élan, ce qui fait que je ne suis jamais restée scotchée au roman.
Alors peut-être est ce du à mes lectures antérieures et à des univers plus riches, d’autres styles d’écritures, d’autres traducteurs auxquels je suis habituée et qui ne m’ont pas permis de suivre avec le même élan d’enthousiasme les aventures de Geneviève Valère.
J’ignore où en est cette collection, si l’auteur a écrit d’autres épisodes et si son univers est antérieur ou pas à ceux de Mercy Thompson ou d’autres personnages que nous lisons depuis quelques années, mais j’en reste là pour l’immédiat. L’ouvrage est arrivé à moi par hasard, et rien ne m’incite à me précipiter pour savoir s’il existe une suite.

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