https://i0.wp.com/www.decitre.fr/gi/20/9782226125620FS.gifTentation / Dermot Bolger. Traduit de l’anglais (Irlande) par Marie-Lise Marlière. Editions France Loisirs, 2002. 269 pages. 2*

Mariée et mère de trois jeunes enfants, Alison Gill s’apprête, comme chaque été, à savourer en famille les vacances sur la côte sud de l’Irlande.
Mais son mari, contraint de regagner Dublin, la laisse achever le séjour avec les enfants. C’est alors que, par le plus pur des hasards, elle retrouve au bord de la piscine de l’hôtel un amour de jeunesse : Chris, le flirt de ses dix-huit ans. La tentation l’amène à affronter les questions qui la hantaient sans qu’elle ose jamais se l’avouer : que reste-t-il de sa jeunesse, de la passion, de l’enthousiasme qui l’habitaient ? Ces cinq journées d’une mère de famille en villégiature, en apparence si ordinaires mais en fait marquées par un profond bouleversement intérieur, deviennent alors l’occasion d’une réflexion cruciale sur le temps qui passe, la force et l’usure de l’amour, la réussite ou l’échec d’une vie.

 

C’est vrai que la couv est celle d’Albin Michel, mais je vous assure que vous ne perdez guère au change. France Loisirs a choisi d’appâter la ménagère par une couverture un peu plus sensuelle qu’idéalisante par ce panorama quelque peu cliché. Un bouquin une nouvelle fois qui s’est égaré chez moi, auquel son ancienne propriétaire n’avait pas accroché et je la comprends…. Je l’ai commencé à la veille de mon déménagement, voici plus d’un mois et terminé … hier soir (hum ! Je vous rassure, j’ai lu entre).

Alors le pourquoi du comment je n’ai pas accroché ? Je ne suis pas parvenue à mettre un seul mot mais je dirais qu’en dépit des idées de l’auteur, au demeurant intéressantes, il n’a pas su les amener pour plaire à la lectrice que je suis.

Aimant l’Irlande et ayant eu la chance d’être descendue dans ce style un peu cossu de lieu de villégiature (seulement pour 1 ou  nuits donc je n’ai pas la vision d’ensemble), je ne m’y suis pas retrouvée. Chris comme Alison et son mari reviennent dans ce lieu mais la description que Dermot Bloger en fait ne suffit pas à comprendre pourquoi autant de personnes s’y retrouvent avec autant de plaisirs tous les ans. Pour moi, un lieu a une âme et là, on ne la ressent absolument pas.

Pour le reste : ce revival des retrouvailles est assez invraisemblable du fait des événements de la vie des 3 personnages principaux. Oui je sais que la vie est faite parfois d’extravagances, coïncidences, mais là, une nouvelle fois, je n’y ai pas cru une seconde. Quant à l’absence du mari, il faut vraiment être l’héroïne du roman et un tant soit peu crétine pour ne pas avoir deviné une autre chute que celle qu’elle imagine.

Les enfants auraient pu sauver l’histoire, mais encore une fois…. cela fait pschittt. L’auteur les décrit avec richesse au niveau de leur caractère, mais l’action est tellement centrée autour du nombril de leur mère qu’ils ne sont que bibelots plus ou moins encombrants ou permettant à l’action de se traîner un peu vers l’avant.

Pas une réussite, même s’il ne s’agit pas du plus mauvais livre lu, juste l’impression que les passages les plus intéressants, à mes yeux, furent coupés afin de bien correspondre au nombre de pages demandés…

 

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