Deux ouvrages achetés chez les Editions Picquier, voilà ce que je vous propose aujourd »hui.

Depuis toute petite, je suis fascinée par l’Asie et plus précisément l’Extrême Orient, que je rêve de visiter de long en large ; à ce jour, ma seule étape fut le Vietnam mais ma fascination reste intacte. Cet attrait ne m’a pas pourtant poussé à tout apprendre sur les pays qui composent l’Asie, ni à en apprendre une langue en particulier. Mais je ne résiste pas à découvrir des expositions liées à ce continent ou à lire des ouvrages s’y déroulant (ma précoce découverte de Pearl Buck que j’ai déjà évoqué sur ce blog, n’y est pas étrangère). 

Un jour j’ai découvert un éditeur qui s’intéressait au même Continent que moi : les Editions Picquier, créée en 1986, cette maison est spécialisée dans la publication des livres venant d’Extrême-Orient, c’est-à-dire des livres traduits venant de la Chine, la Corée, le Japon, le Vietnam, l’Inde et le Pakistan.

J’aime particulièrement leur logo qui allie deux de mes passions :0)*

https://i0.wp.com/www.editions-picquier.fr/images/interface/haut_logo_picquier.gif

 

Une affiche sur leur stand au Salon de Montreuil a attiré mon attention : 3 grenouilles Samouraïs courant … :0) Mon imaginaire a galopé. Charmé par l’illustration. j’ai rapidement acquis l’objet de mon attention.

Photo0166Les grenouilles Samouraïs de l’étang de Genji. D’après le Heiké monogatari/  Kazunari Hino (textes) et Takao Saitô (illustrations). Traduit du japonais par Renée Garde.  Picquier Jeunesse,  2009. 48 pages.4,5*

Cet album plein de grâce et de poésie s’inspire de la célèbre épopée du Heiké Monogatari qui décrit le combat des clans Genji et Heiké pour le pouvoir au Japon. Elle fut longtemps chantée par des moines aveugles s’accompagnant au biwa, avant d’être rédigée au XIVème siècle.
L’élégance rythmée de la prose s’accorde ici à la finesse du dessin pour conter l’ingéniosité des plus faibles pour venir à bout des plus forts, et ramener la paix dans une nature célébrée en chacune de ses plantes.

 

Je vous rassure immédiatement, nul besoin de connaître le Heiké Monogatori (inconnu avant de le lire pour la première fois ici *mon ignorance est grande comme je vous l’avouais*) donc ne prenez pas la fuite immédiatement. Dommage également que les pages consultables sur le site de l’éditeur ne soient pas les plus féériques à mes yeux. Les couleurs des pages suivantes rendent davantage hommage au graphisme et au talent du dessinateur qui sait avec beaucoup d’habileté mêler réalité et nature. Il a su vêtir ces grenouilles de tenues traditionnelles sans tomber dans l’absurbe. Ainsi, comme il sera évoqué dans le texte, expliquant l’échec d’une bataille les batraciens ont comme armes des éléments de la nature : « flèches en aiguilles de pin, arc en tige de prêle, casque en coquille de noix , lances-pissenlits »….

Le charme du texte est propice à plaire aux plus jeunes ne tombant pas dans les excès de style.

Un félin s’oppose à nos grenouilles et une demoiselle se retrouve en détresse. Un jeune garçon grenouille, non guerrier, se montrera plus téméraire et plus futé que les autres, montrant une nouvelle  foisque David peut battre Goliath et que la taille n’est pas toujours l’atout qui permet de remporter la bataille. Bref on peut retrouver, d’une certaine manière, bon nombre d’éléments traditionnels dans les textes européens s’adressant au jeune public.

 

 

https://i1.wp.com/www.decitre.fr/gi/63/9782877307963FS.gifLe fou des fleurs  / Texte d’Yveline Féray et illustrations d’Anne Romby. Picquier Jeunesse, 2005. 42 pages. 3*

Le Fou des Fleurs est un vieux jardinier chinois si amoureux de ses fleurs qu’il les dorlote comme ses propres enfants. Voilà qu’un beau jour, une bande de malfrats sans foi ni loi veut s’approprier son luxuriant jardin et, devant son refus, piétine les plus belles de ses pivoines et le défère au tribunal comme sorcier. Seule la Fée des Fleurs saura redonner vie à la beauté et punir ceux qui la saccagent…

Plus poétique sans doute, et comportant également des illustrations beaucoup plus traditionnelles pour certaines et d’autres emplies de féeries et laissant une très large part à l’imagination du dessinateur, je suis néanmoins restée un peu sur ma faim pour cet ouvrage (que je n’ai à la base pas acheté pour moi, cqfd peut-être*). Certains dessins sont réellement splendides mais un côté un peu trop sombre a parfois gâché quelque peu mon plaisir pour les détailler et les admirer à l’infini.

Les fleurs, le bonheur simple d’un vieil original tout entier dévoué à sa passion est le thème de cet ouvrage comme vous l’aurez compris à la lecture du titre. Bien entendu, ce vieil homme ne peut vivre en paix, sinon nul besoin d’une histoire :0) Le fils ayant mal tourné d’un riche revient en ses terres et décide d’outrepasser ses droits et s’en prend, comme souvent à plus faible : ici ce vieil homme et sa passion.

Mais une alliée magique va intervenir et récompensera le fou de cette passion.


* Ne me reste plus qu’à espérer que le destinataire de cet ouvrage y trouvera davantage de bonheur :s

Publicités