https://i1.wp.com/www.decitre.fr/gi/79/9782259209779FS.gifL’école de la peur / Gitty Daneshvari. Traduit de l’anglais par Myriam Borel. Illustré par Carrie Gifford. Plon Jeunesse, 2010. 314 page. 2*

Madeleine craint tellement les insectes qu’elle vit sous une moustiquaire et dégaine ses bombes répulsives sur tout ce qui bouge.
Lou ne supporte pas les portes fermées, les petites pièces et autres espaces clos. Théodore redoute la mort au point qu’il passe ses journées à appeler ses parents pour vérifier qu’ils sont toujours en vie. Quant à Garrison, l’eau est son pire cauchemar, il ne s’est jamais baigné, même traverser un pont est une épreuve… Leurs parents croyaient avoir tout essayé. jusqu’à ce qu’ils entendent parler de la mystérieuse Ecole de la Peur.
C’est leur dernière chance. Et ils ne sont pas au bout de leurs peines. La directrice de cette école secrète va leur faire vivre l’été le plus effrayant de leur vie.

 

Foutraque ! Oui je sais cela ne veut pas dire grand chose, mais l’adjectif auquel je pensais est parti avant que je ne commence à écrire ce billet. Alors je vous dois quelques explications, j’imagine.

J’ai trouvé ce roman très brouillon, et ai l’impresion qu’en voulant surfer sur la mode écoles, semi-étrange et peurs enfantines, l’auteur a voulu en mettre beaucoup trop et n’est pas parvenue à faire un roman digne de ce nom. Ce n’est pas parce que l’on s’adresse à un jeune pubic que l’on peut tout se permettre.Bien au contraire, je dirais que c’est un public beaucoup plus difficile.

Bref la sauce ne prend pas car l’impression que Gitty Danshvari prenne des raccourcis et des facilités dans le style ne m’a absolument pas convaincu. Du coup j’ai lu jusqu’au bout, mais la chute me semblait tellement évidente dès l’arrivée des 4 enfants que j’ai souhaitais aller jusqu’au bout afin de vérifier si ma prime idée était juste, mais je tournais les pages sans réel plaisir de lecture. Malheureusement ce fut le cas ! Pas de twist pour sauver ce roman jeunesse, et toujours cette impression d’écriture malhabile ou d’une mauvaise traduction ? Mais je ne le crois pas. Je pense que vu la trame, la traductrice a suivi l’auteur. C’est réellement parfois tellement béta qu’elle a du s’ennuyer.

Vous l’aurez compris pas grand chose à sauver de ce bouquin si ce n’est la notion de peur inexplicable que tout un chacun peut avoir. Mais elles sont traitées de la même manière par la directrice de l’école et par l’auteur : par l’absurbe et la démonstration que l’unité et la complicité peut vous aider à vaincre les phobies quelqu’elles soient. Un peu léger, à mon sens, lorsque l’on souhaite aborder la peur de la mort par exemple.

Décevant pour un premier roman.

 

Cuné a aimé.

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