https://i1.wp.com/www.decitre.fr/gi/82/9782092523582FS.gifLes enquêtes d’Enola Holmes. Tome 2. L’affaire Lady Allistair / Nancy Springer. Traduit de l’anglais par Rose-Marie Vassallo.Nathan, 2010 (Nathan Poche). 276 pages. 4,5*

Je m’appelle Enola, qui à l’envers se lit : alone,  » seule  » en anglais.
Et c’est bien seule que je me suis retrouvée à quatorze ans, lorsque ma mère a disparu de façon inexpliquée. Partie à sa recherche, j’ai échappé à la vigilance de mes frères aînés, Mycroft et Sherlock Holmes, qui souhaitaient m’expédier en pension. A l’image de mon détective de frère, j’ai alors ouvert à Londres un cabinet de  » Spécialiste en recherches – Toutes disparitions « . Et quelle ne fut pas ma surprise lorsque je découvris l’identité de mon premier client : le docteur John Watson.

 

Bien tentant lorsque l’on va chez son libraire de faire un petit tour du côté de la jeunesse lorsque l’on sait qu’une suite est susceptible de s’y trouver 🙂 Voilà, simplement, comment je me suis retrouvée en possession de ce second volume des aventures d’Enola Holmes. 

Plus de présentation, nous entrons davantage au coeur du sujet si j’ose dire.

Enola s’est installée à son compte, comme son illustre ainé, elle manie avec dextérité l’art du déguisement. C’est donc sous pas moins de 3 déguisements qu’elle entreprend de poursuivre son  existence seule et surtout loin de la main mise de ses frères, et surtout de la volonté de Mycroft de l’envoyer en pension afin qu’elle découvre les bienfaits de l’éducation d’une vraie jeune fille.

Une nouvelle fois ses aventures sont pour l’auteur,  l’occasion de décrire la condition féminine dans ce siècle passé, tous milieux confondus, passant d’une Lady, à une employée, ou une pauvresse. Les droits de la femme sont bien loin de ce que nous connaissons aujourd’hui. Mais dans ce volume, elle ne s’arrête pas là, et revient sur la différence des classes : habillement, langage, moyens de déplacements, tout est sujet à montrer cette différence. Sans oublier de parler des prémices de la lutte ouvrière et des différentes tragédies que la rebelllion des ouvriers entraînent.

Tout est dit en quelques lignes afin de ne pas lasser le lectorat premier à qui s’adressent ces romans.

Mais l’humour partage les pages de l’ouvrage par le jeu du chat et de la souris que mènent Enola et Sherlock. Bien malin qui peut dire à quel moment Sherlock verra en sa jeune soeur autre chose qu’une enfant ou simplement la femme écervelée dans laquelle il classe la gente féminine. Enola glisse, se faufile, et poursuit son chemin, partagée entre sa solitude et son apprentissage de la vie de tous les jours et des différents milieux dans lequel se fond déjà son frère avec l’aisance qu’on lui connaît.


Pas encore repue, je crois qu’à l’image de la fille d’Amanda, je vais poursuivre ma découverte des aventures imaginées par  Nancy Springer.

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