Les enfants de choeur (Little children) / Tom Perrotta. Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Emmanuelle Ertel. Points, 2007. 394 pages. 2,5*

Assises dans un parc, une brochette de desperate housewives échangent conseils culinaires et tuyaux pédagogiques.
Et si, pour pimenter sa vie sans saveur, Sarah allait embrasser à pleine bouche l’inconnu qui vient de surgir dans le square? Et si, non loin de là, un pédophile emménageait tranquillement avec sa maman? Une peinture grinçante et désopilante de la middle class américaine.

 

  Avouons-le tout net ce livre me fut envoyé car un Sexy Men s’y trouve, caché au milieu d’hommes bedonnants, pédophile, amer, policier hargneux etc… Alors bien entendu lorsque  « le roi du bal » comme les mères de famille le surnomme arrive, tous les regards se tournent vers lui : père attentif d’Aaron, 3 ans, qui s’entretient via des séries de pompes pendant la sieste de son fils … (et j’en passe), vision du père modèle qui révise le soir afin de passer le barreau.

Alors oui sur le sujet pas de tromperie sur la marchandise ! Enfin presque comme la suite de l’histoire nous l’apprendra.

Par contre concernant le sujet et l’écriture elle-même du roman, je dois avouer que j’ai pas été transcendée. Sans avoir vu un seul épisode de la série « Deseperate House » dès les premières pages, votre esprit s’y plonge. Ces mères de famille confinées avec leurs bambins dans le parc, oubliant leurs aspirations personnelles et professionnelles, idéalisant le beau gosse du coin, tout en évitant de l’approcher ou de lui parler : l’auteur semble vouloir par ce travers, montrer la régression dans laquelle l’enfantement et leur situation maritale les plonge. – c’est bien cela Docteur Freud ? ouaahh quelle découverte ! –  .

Quant à Sarah, elle n’est guère mieux ; l’auteur en donne réellement un portrait peu flatteur. Ex féministe ayant eu des relations lesbienne puis hétéro parfaitement assumées, et qui semble se retrouver mariée et mère de famille en désespoir de cause et faute d’avoir réfléchi plus loin que son bout de nez. Son mari, guère mieux, 40aine, libido en berne, juste avide d’échangisme, exhibitionnisme…

Vous l’aurez compris le portrait peu avantageux de la société ne fait pas forcément un bon roman, même si vous y ajoutez une aventure extra-conjugale, et la présence d’un pédophile qui effraie tout le monde, sauf sa maman.

Le style ne m’a guère convaincu non plus mais sans doute est-ce lié à un sujet qui ne ‘ma pas inspiré plus que cela. 

A lire sans attente particulière, juste pour la description du Sexy Man de service. 

 

L’avis de Bookomaton qui fut à la source de cette lecture.;-D

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