https://i0.wp.com/www.decitre.fr/images/genere-miniature.aspxSherlock Holmes : Le signe des Quatre / Sir Arthur Conan Doyle. Traduit de l’anglais par Lucien Maricourt. Librio, 2005.123 pages. 4*

Mary Morstan demande à Sherlock Holmes d’enquêter sur son père, officier aux Indes, disparu voilà dix ans.
Holmes et Watson se rendent avec elle à un mystérieux rendez-vous, où on leur confirme la mort accidentelle du capitaine… mais aussi l’existence d’un fabuleux trésor qu’il aurait rapporté des Indes. Le trésor d’Agra est sans égal… Quarante-trois diamants de la plus belle eau, émeraudes, saphirs et rubis à foison – mais si le magot est extraordinaire, le lieu de la cachette l’est tout autant.

 

Les parisiennes ayant cité cette histoire devant moi, je n’ai pu m’empêcher d’y jeter un coup d’oeil. Pourquoi cet intérêt ?

Ce volume est intéressant pour de nombreuses raisons dont l’évocation des relations amoureuses de Watson avec Mary Morstan, que l’on retrouve dans la dernière adaptation cinémtographique. C’est l’occasion pour Holmes de donner sa vue sur les relations amoureuses ou les sentiments de manière générale. On retrouve également les visions distinctes des 2 protagonistes en ce qui concerne la dépendance de Sherlock pour la cocaïne et la morphine. Rappelons que même si, Watson en rappelle les méfaits à son comparse, ces drogues étaient perçues positivement durant la période mentionnée, et vue comme une aide pour la perception notamment (avec les retours négatifs ainsi que le mentionne, néanmoins Watson). On retrouve également dans ce volume un certain nombre d’éléments qu’avaient soulignés Fashion, repris dans la version ciné. Ainsi qu’elle le mentionnait, j’ai réellement pris conscience des apports ponctuels des courts récits ou romans grâce aux quelques références déjà lues.

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Parce qu’il ne faut pas négliger les photos que le cinéma met à notre disposition ;-D

 

Une nouvelle fois on prend la mesure de l’époque à laquelle se situe ces histoires avec la vision des noirs, des indiens ; une vision de sous-hommes dans le pire des cas. Il est également fait référence à la situation coloniale de la Grande-Bretagne à cette époque, au travers des évenements qui se sont déroulés en Inde, et même s’il ne s’agit que d’apartés, les colonisateurs n’en sortent guère grandi avec notre vision très XXIème siècle.

L’histoire en elle-même est intéressante grâce à tous les éléments « historiques » mentionnés (même si ce n’était pas le but premier :-d), les relations entre les deux hommes sont extrêmement bien rendues, tout comme l’ingéniosité, le sens du déguisement, les méthodes d’investigations et d’interrogatoires réfléchies etc. du maître. Bien entendu c’est l’occasion de se moquer, une nouvelle fois, des forces de police et des relations entretenues avec la presse. On retrouve l’équipe des petits enquêteurs, et tout une imagerie du Londres de l’époque à travers les personnages et les lieux décrits.

C’est, à mon sens, un roman réussi .

 

Papillon en parle ici.

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