Et oui j’ai poursuisivi mes lectures de Sir Arhur Conan Doyle avec quelques opus qui s’avèrent le premier de la « série » « Une étude en rouge » , « Le chien des Baskerville » que tout un chacun connaît au moins par son titre, et 4 nouvelles dans un recueil qui se termine par « Le problème final » qui voit la disparition de Sherlock -vous êtiez au courant quand même, non ? – mais je reviens sur le sujet dans quelques instants.
« Une étude en rouge » présente la rencontre de Sherlock & Watson, ainsi qu’une synthèse de l’histoire de Watson et de quelques faits du personnage de Sherlock  ; ainsi Watson fait, après installation au 221b Baker Street, toutes les déductions qui s’imposent relatives aux connaissances et qualités, en 12 points*, de Sherlock qui seront, par la suite, utilisées par l’auteur au cours de ses aventures. 
Voici donc la première collaboration des deux hommes et, tout comme nous, Watson va découvrir le personnage et ses méthodes d’investigation bien particulières tout comme le quotidien de cet homme. Dèjà le cadre de tout ce qui constituera le contenu des futures nouvelles et romans de ce personnages
est présent. La nouveauté du genre comme du personnage, les méthodes peu tradionnelles et le fait de plonger le lecteur dans un contre récit le temps de 4 chapitres qui nous éclairent sur le présent, mais dénote dans la lecture linéaire du texte a, j’imagine, perturbé les lecteurs de l’époque. Tous ces éléments ont sans doute fait au manque de succès tout du moins en Grande-Bretagne, car le texte est remarqué aux Etats-Unis, ce qui permettra la commande du roman « Le signe » avant d’autres aventures.
« Le chien des Baskerville » semble plus fouillé ; ce roman fut écrit près de 10 ans après la fin de Sherlock que Doyle s’était résolu à tuer en ayant assez de se voir disparaître derrière son personnage et pris uniquement, au niveau littéraire, par son personnage. L’histoire est sensée se dérouler avant les événements des chutes de Reichenbach. Le style reste propre aux aventures de Sherlock Holmes mais la part de fantastique et le délai laissé entre les deux publications ne sont sans nul doute pas étrangers à la réussite et reconnaissance public de ce texte. J’avoue pour ma part, avoir découvert vers 9-10 ans les grands traits de l’histoire au travers d’un Picsou Magazine… oui, oui vous avez bien lu. Comme quoi les petits cartoons mènent à tout, même à finir par lire de la littérature.
Dans cette aventure Conan Doyle joue absolument sur tous les registres. Bien entendu, je me répète mais tant pis, le lecteur moderne que nous sommes à déjà saisi bon nombre d’éléments avant que ne viennent les explications de Watson. Néanmoins on ne peut s’empêcher de trouver un charme certains à ces écrits, à l’imagination de l’auteur et à la manière de nous présenter les enquêtes de son héros. Bien entendu les raisonnements sont toujours décrits avec une longueur que certains lecteurs peuvent trouver crispante et lassante, mais c’est un tout.
Dans le dernier recueil de nouvelles que j’ai lu il est intéressant de voir que Watson met en avant des enquêtes pour lesquelles les déductions de Holmes s’avèrent nébuleuses mais n’empêchent en rien la vérité de finir par se faire jour. On découvre que parfois ses méthodes ont leurs limites et qu’il reste un homme, mais aident néanmoins l’enquête à progresser et nous permet, avant tout, de retrouver nos personnages et des enquêtes qui pourraient s’avérer inexpliquées si Sherlock n’était passé par là . Les faiblesses de l’homme et un adversaire à sa taille est enfin présenté grâce au personnage du Professeur James Moriarty, « le Napoléon du Crime ». Cet esprit du mal permet à Doyle de présenter celui par qui viennent tous les maux de la délinquance de Londres et du Royaume-Uni mais également celui à qui les lecteurs devront la perte de leur Sherlock Holmes. Un personnage créé par l’auteur afin de se débarasser de son encombrant double qui lui fait de l’ombre. Mais, ainsi que je l’ai mentionné, Sir Conan Doyle ne put échapper au succès du héros qui fascine par sa faculté d’observation si étonnante. Et comme le disait Bernard Oudin : « Et par dessus-tout, il sait ménager ses effets, ce qui déconcerte ses interlocuteurs et fait le bonheur de ses lecteurs. »
Ne me reste plus qu’à rencontrer Irene Adler et les personnages essentiels gravitant autour du détective n’auront plus de secret pour moi.

* Je ne peux m’empêcher de les reprendre ici :
1. Connaissances en Littérature : Néant.
2. Connaissances en Philosophie : Néant.
3. Connaissances en Astronomie : Néant.
4. Connaissances en Politique : Faibles.
5. Connaissances en Botanique : Médiocres, connaît bien la belladone, l’opium et les poisons en général. Ignore tout du jardinage.
–> J’adore !
6. Connaissances en Géologie : Pratiques mais limitées. Dit aupremier coup d’oeil les différentes espèces de sol ; après certaines promenades a montré des taches sur son pantalon et m’a dit, en raison de leur couleur et de leur consistance, de quelle partie de Londres elles provenaient.
7. Connaissances en Chimie : Très fort.
8. Connaissances en Anatomie : Précis, mais sans système.
9. Connaissances en Littératures pasionnelle : Immenses. Il semble connaître tous les détails de toutes les horreurs commises pendant ce siècle.
10. Joue bien du violon.
11. Est un maître à la canne, à la boxe et à l’épée.
12. Bonne connaissance pratique de la loi anglaise.

https://i1.wp.com/www.decitre.fr/gi/02/9782290339602FS.gifUne étude en rouge / Sir Arhur Conan Doyle. Traduit de l’anglais par Lucien Maricourt. J’ai Lu , 2006 (Librio Policier). 126 pages
Au n° 3 de Lauriston Gardens près de Londres, dans une maison vide, un homme est trouvé mort.
Assassiné ? Aucune blessure apparente ne permet de le dire, en dépit des taches de sang qui maculent la pièce. Sur le mur, griffonnée à la hâte, une inscription :  » Rache ! « . Vengeance ! Vingt ans plus tôt, en 1860, dans les gorges de la Nevada, Jean Ferrier est exécuté par des mormons sanguinaires chargés de faire respecter la loi du prophète. Sa fille, Lucie, est séquestrée dans le harem du fils de l’Ancien.
Quel lien entre ces deux événements aussi insolites que tragiques ? Un fil ténu, un fil rouge que seul Sherlock Holmes est capable de dérouler. Une intrigue toute en subtilités où, pour la première fois, Watson découvre le maître…

Le chien des Baskerville / Sir Arhur Conan Doyle. Traduit de l’anglais par Lucien Maricourt. J’ai Lu , 2007 (Librio Policier). 188 pages

Des cris lugubres résonnent sur la lande…
Et voici que la légende prend corps. Un chien énorme, créature fantomatique et infernale, serait à l’origine de la mort de sir Charles Baskerville. Maudit soit Hugo, l’ancêtre impie et athée, qui provoqua, en son temps, les forces du mal ! Mais Sherlock Holmes ne peut croire à de telles sornettes. Aussi, lorsqu’il dépêche le fidèle Watson auprès de sir Henry, l’héritier nouvellement débarqué d’Amérique, il ne doute pas de mettre rapidement fin à ces spéculations.
Pourtant, la mort a frappé plu
sieurs fois sur la lande. Et le manoir est le théâtre de phénomènes bien étranges… Se peut-il que la malédiction des Baskerville pèse encore ?https://i1.wp.com/www.decitre.fr/gi/68/9782290334768FS.gif
Le problème final précédé de La face jaune, Un estropié, Le malade à demeure / Sir Arthur Conan Doyle. Traduit de l’anglais par Lucien Maricourt et Michel Le Houbie. J’ai Lu , 2005 (Librio Policier). 92 pages. https://i2.wp.com/www.decitre.fr/gi/41/9782290345641FS.gif4*
Début des années 1890 : Sherlock est à son apogée.
Que d’affaires résolues ! Étranges, difficiles, bizarres… Hélas, la routine s’installe. Seul adversaire digne d’intérêt pour cet être d’exception : Moriarty. Le Napoléon du crime, dissimulé sous les traits d’un célèbre mathématicien ! Faux en écriture, vol, meurtre – rien de ce qui concerne la pègre de Londres ne lui est étranger. Mais son habileté diabolique a toujours déjoué les soupçons. Le combat qui s’engage sera mortel.
Qui en réchappera ? Sherlock joue gros. Sa vie, certes, mais plus encore sa réputation ! Le plus célèbre détective du monde peut-il perdre la face ? Les paris sont ouverts…

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