« Quarante-cinq tableaux sur la gêne qui agissent à la façon d’un souvenir personnel. »
Voici l’avertissement qui prélude à cet opuscule et qui en résume le contenu. Vous voici prévenu !
Sous le générique de tableaux se cachent quelques pages dédiées à des situations où le regard d’autrui vous plonge dans le malaise, ou ne fait que constater la situation périlleuse dans laquelle « vous » vous trouvez. Eh oui, bon nombre de ces situations sont de celles qui vous arrivent un jour (ou presque, car par exemple, tout le monde n’aspire pas à être un voleur par effraction ;-D). Bref on se retrouve parfois dans ces courtes anecdotes, au charme caustique qui comme à l’exemple des blagues ne vont pas plaire à tout le monde et c’est compréhensible.
Certaines sont infiniment mieux troussées que d’autres ou répondent davantage à du vécu, ce qui fait que je me suis repue à leur lecture.
Ceux qui n’aiment pas les recueils de nouvelles passeront leur chemin, car même s’il ne s’agit pas de cela, et que l’on pourrait d’une certaine manière, prêter bon nombre de ces épisodes à un seul et même quidam, son absence de nom et de références fait qu’on les lit de manière détachée.
Ce manque de personnage récurrent fait que je ne suis pas totalement satisfaite de ma lecture, car j’aime m’attacher à un personnage et ainsi que je l’ai signalé tous les chapitres ne furent pas agaux à mes yeux. Mais cette lecture est néanmoins facile et rapide.

Merci Meria 😀

Situations délicates / Serge Joncour. J’ai Lu, 2003. 155 pages. 3*
 » Le plus incongru c’est qu’ils te le fassent en anglais.
Tu n’as rien d’anglais, à part les chaussettes peut-être, et pourtant c’est en anglais qu’ils te célèbrent, à croire qu’Happy soit plus festif que Joyeux, et que le Birthday sonne mieux.  » C’est un ami de vingt ans. Il est face à vous, son sourire béat vous avait inquiété : il vous annonce qu’il vient de rencontrer Dieu. Vous vous retrouvez dans l’espace exigu d’un ascenseur face à une parfaite inconnue.
Vous égrenez alors les secondes, ébauchant un sourire gêné et des mouvements gauches. Vous adorez les échecs et vous acceptez de jouer avec ce gamin de neuf ans, qui vous bat en beauté. Vous essuyez les commentaires de la belle-famille, vous enragez… En quarante-cinq tableaux précis et impitoyables, et sans jamais se départir d’un humour caustique, Serge Joncour débusque ces moments de gêne qui paralysent le quotidien.

Les avis de Caro[line],
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