Sept jours pour mourir / Ingrid Black*. Traduit de l’anglais par Marina Boraso. Le Livre de Poche, 2008. 507 pages
*Sous le pseudonyme d’Ingrid black se cache un couple d’écrivains irlandais, Eilis O’Hanlon et Ian McConnel, qui vivent à Belfast.

On le croyait mort.
Ed Fagan, le sinistre tueur de prostituées qui avait terrorisé Dublin, n’avait plus sévi depuis cinq ans. Jusqu’à cette lettre adressée à la presse, qui annonce cinq nouvelles victimes dans les jours à venir. Et quand on retrouve le premier cadavre, accompagné de messages à connotations bibliques, le doute n’est plus permis. C’est du moins ce que croit la police, mais pas Saxon, un ex-agent du FBI devenu écrivain : elle sait qu’il s’agit d’un imposteur puisqu’elle a elle-même tué Fagan en état de légitime défense, ce que tout le monde ignore…
Mais alors qui est le tueur ? Dans l’atmosphère brumeuse de Dublin, un thriller où l’auteur multiplie les fausses pistes et égare le lecteur avec une maestria éblouissante. Un premier roman prometteur.

Un polar de bonne facture et qui m’a mené par le bout du nez au niveau du tueur, reste néanmoins quelques remarques à formuler 🙂
L’héroïne, Saxon, est une grande gueule, ex-agent du FBI, fumant le cigare, pleurant sur sa ville de Boston etc. Même si elle n’est pas un super héros, comme le montre à plusieurs reprises Ingrid Black, son côté mal embouché en fait un personnage auquel on ne s’attache guère  ; ou peut-être est-ce la prolifération des personnages secondaires qui, néanmoins, au sein de cette enquête, occupent une place importante. Mais, vu leur nombre, je dois avouer que, par moment, je me mélangeais un peu les pinceaux et devais prêter un minimum d’attention pour être bien certaine de suivre qui était qui. Cela ne m’a pas facilité la tâche pour découvir qui se cachait derrière le serial killer, même si l’on se doute rapidement *attention mini spoiler pour ceux qui ne veulent absolument rien savoir avant d’ouvrir ce livre* qu’il se cache dans l’entourage de l’enquête au vu des éléments et des informations qu’il détient.
Quel dommage ! Car, en dépit d’un sujet abondement utilisé par les thrillers: le serial killer et, plus particulièrement ici son fantôme (oui de prime abord je me suis demandée si je ne lisais pas M. Chattam, L’âme du mal, mais je vous rassure c’est différent), le cadre est original : la ville de Dublin, le climat est bien rendu, aidé en cela par le fait que cela se déroule en décembre où le temps est chagrin, et que l’enquête est ramassée sur 7 jours, délai donné par le Serial Killer lui-même.

Bref Ingrid Black nous mène par le bout du nez à partir du moment où on se laisse gagner par cette histoire. Pour ma part je l’ai quasi lu d’une traite, pressée de connaître enfin la chute :).

Merci à B.O.B. et au Livre de Poche pour cette lecture.

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