L’oeil de Caine / Patrick Bauwen. [Albin Michel] Le Livre de Poche, 2009. 476 pages. 3,5 *
Tout le monde cache quelque chose. Votre voisin, votre femme, votre ami. Et si vous pouviez tout savoir ?
Connaître leurs peurs, leurs secrets intimes ?. Comme dans  » L’oeil de Caine « , un reality show qui fascine l’Amérique Dix candidats, dix secrets. Des gens comme vous et moi. Enfin comme vous surtout. Parce que moi, je ne suis pas au programme : je suis l’invité surprise Celui qui rôde en attendant son heure. Celui qui va les embarquer là où rien n’est prévu. Dans mon jeu sanglant. Mon propre mystère

Ce livre a évoqué pour moi les différentes émissions de télé-réalité diffusées de par le monde – vous n’êtes pas surpris, j’imagine ! – .
Ne sachant plus quoi inventer, la réalisatrice – mais cela ressemble bien à ce que nous voyons tous les jours (ce n’est pas parce que je n’ai pas de télé que je ne sais pas de quoi il s’agit, non mais !!!) – opte pour une version toujours plus trash de ce type de programme.
La référence à Caïn m’a intriguée. Je n’ignore pas que Caïn a tué son frère Abel mais je cherchais davantage. Voilà ce que j’ai pu retrouver : « Caïn, par son meurtre, révèle la haine qui, dès la Genèse, habite le cœur de l’homme ; il est le type du mauvais, celui qui hait le juste, son frère » (source). L’amalgame est facile, mais revenons à notre roman.
Je m’égarais un peu dans les méandres des premiers chapitres, attendant avec impatience d’être plongée dans l’histoire puisque dès le début nous suivons cet enfant : Seth (noter le choix du prénom) devenu adulte, qui a su se construire un univers factice aux yeux du monde.
Qui est-il réellement ? Quels sont ses projets machiavéliques ?, car aucune illusion ne nous est laissée.
Patrick Bauwen lance ses 12 personnages (qui sont en fait 13) dans la bataille. Amusant toutes ses références sur lesquelles je n’avais pas tilter de prime abord prise par ma lecture, suivant le devenir de Thomas Lincoln qui semble bien, pour Patrick Bauwen, son personnage principal. Que lui est-il réellement arrivé à ce médecin, exclu de l’Ordre, quel est ce secret qui l’a plongé dans l’alcoolisme ? Beaucoup d’éléments semblent graviter autour de lui, et en dépit de son alcoolisme (enfin il ne semble pas si atteint que cela cf son attitude et son sens de l’action), ce personnage semble représenter
également quelque chose  pour le psychopate qui choisit de l’utiliser comme intermédiaire. Mais peut-être joue-t-il avec lui afin de voir jusqu’où ses comparses sont capables d’aller dans une situation extrême ? Alors, agneau ou bourreau ?
L’auteur ne nous fait pas de cadeau concernant les disparitions de ces personnages et même si je me laissais gagner par l’intrigue, je m’interrogeais sur la présence du jeune Peter DiMaggio. La chute s’avère assez machiavélique et aussi tordu que peuvent l’être, à mes yeux, certaines émissions de télé. Après tout si certains y trouvent leur compte et leur joie d’avoir leur 2 minutes de gloire avant de retomber dans l’anonymat, pourquoi pas…
Une double chute nous attend, plus intéressante à mes yeux même si certains points manquetn un peu de réalisme  a posteriori.
Je me suis laissée gagner par la lecture ainsi que je l’ai déjà indiqué et n’ai réalisé les références bibliques qu’une fois la dernière page tournée.
Après avoir relu l’avis d’Emeraude, je comprends néanmoins certaines de ses réticences. Comme d’habitude, une lecture dépend pour beaucoup de ce que vous en attendez, de votre état d’esprit et du livre qui l’a précédé :s, et ne peut faire l’unanimité.

Emeraude n’est pas entrée dans le livre et ne comprend pas qu’il ait reçu le Prix des lecteurs (2008), Brize,

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