J’aurais dû être plus méfiante en lisant cette 4ème qui me vantait des similitudes entre Joël Egloff et Kafka, mais voilà la LCA est faible et je me suis laissée tenter….
J’attendais je pense quelque chose de diférent de l’histoire de cet homme qui ressemble à quelqu’un que tout le monde connait dans son entourage. Je voyais une histoire burlesque peut être se dessiner et je me retrouve avec un personnage totalement soumis, manipulé par les autres du fait de sa faiblesse de caractère, trait qui m’insupporte comme je l’ai déjà dit dans les personnages romanesques.
Quant à cette histoire de tante qui entrecoupe ses rencontres abracadabrantes et qui somme toute est une femme victime d’Alzheimer (ou autre), vivant dans ses souvenirs de la guerre, je n’ai pas plus accroché. Que vient-elle faire là à part se faire l’écho de ce que la mémoire a de fragile et qui fait que tout un chacun peut voir ce/celui qu’il veut ?
Malheureusement j’ai ressenti que je ne parvenais pas à entrer dans ma lecture dès les premiers chapitres et cela ne m’a plus quitté. Du coup lorsque je lis que d’autres lecteurs évoquent la beauté de l’écriture de Joël Egloff, je me dis que je suis passée à côté de quelque chose, mais je suis bien incapable de m’en faire l’écho car, pour moi, seule l’histoire et la compréhension / incompréhension dominaient ma lecture. Jamais je ne suis parvenue à entrer dans ce livre et suis ravie qu’il est été si court car je ne suis pas certaine que je ne l’aurais pas abandonner en cours de route s’il avait fait plus.

L’avis de Valdebaz lu lors de sa sortie (et des commentateurs qui ne semblent guère adhérer au comique de répétition de l’auteur – merci je me sens moins seule), Xiane est dans le même état d’esprit que moi.
Vous avez aimé ? Manifestez-vous SVP, que je puisse contrebalancer un peu ces avis…

Merci à Blog-O-Book et aux Editions Pocket sans qui je n’aurais pas pris la peine de découvrir cet auteur et d’être intriguée par « L’étourdissement » abondamment cité par les lecteurs. Qui sait, la tentation n’est jamais très loin :s 

L’homme que l’on prenait pour un autre / Joël Egloff. Pocket, 2009. 154 pages
Avec un visage très commun, on court toujours le risque d’être confondu avec quelqu’un d’autre.
En général, la méprise apparaît rapidement et chacun s’excuse, penaud, de son erreur. Mais ce n’est pas le cas de cet homme qui finit par se laisser aller, résigné, à être ceux pour qui on le prend. Il est cependant très compliqué, voire épuisant, de vivre plusieurs existences à la fois… surtout quand ce ne sont pas les siennes !
 

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