Un ravisseur sans scrupules / Julie Garwood. Traduit de l’américain par Anne Busnel. J’ai Lu pour Elle, 2008 (Aventures & Passions). 379 pages
Le baron Haynesworth ne se soucie pas de l’avis de ses filles lorsqu’il s’agit de les marier. Il songe avant tout à conforter ses alliances en Écosse. C’est ainsi que Brenna est promise au riche MacNare, un homme qu’elle n’a jamais vu. Pas question de discuter : elle est expédiée sous bonne escorte dans les Highlands ! Mais rien ne se passe comme prévu. En traversant une forêt, Brenna voit surgir cinq géants vêtus de kilts. Faisant fi des protestations de la jeune femme, leur chef la jette sur son étalon noir et s’enfuit au galop. Connor MacAlistair est ravi de son exploit : il s’est vengé de MacNare et la jeune femme qui se débat entre ses bras est ravissante. Connor a prévu de l’épouser sur-le-champ, et rien ne saurait l’empêcher de faire valoir immédiatement ses droits conjugaux.

 
Ah je sais, Chiffonnette vous a narré avec tant d’accents de vérité cette épopée historique que je vais avoir bien du mal à rivaliser et à vous surprendre. Néanmoins grâce à mon manque totalement de mémoire (merci à mon cerveau si souvent embrumé, merci à mon grand âge lol, merci, …), je vais essayer de reprendre quelques uns des palpitants épisodes de cette rocambolesque et passionnante aventure. (Non je n’en fais pas trop mais m’essaie au même style ampoulé que ces classiques de la littérature romantique – pffft, j’abuse. Pas grave).
A l’heure où j’écris ces lignes je n’ai plus l’ouvrage entre les mains (d’autres amateurs s’étant manifestés), mais je pense pouvoir vous faire un résumé assez fidèle desdites aventures harlequinestes (oui je sais la collection c’est J’ai Lu pour Elle, mais c’est quand même blanc bonnet & bonnet blanc, non ? ), qui comme vous le savez sont toujours pleine de suspens et de beaux jeunes gens. Ahhhh Je m’égare… Que voulez-vous ! C’est la
pasión *(c) Fashion
* !
Revenons à nos tendres héros : Brenna & Connor qui, bien entendu, sont : jeunes, beaux, passionnés, intelligents,  (je peux vous en écrire 3-4 lignes comme cela si vous y tenez, vraiment !) ont du caractère  – il est écossais cqfd, elle, anglaise. Bref les étincelles ne manquent pas.
Nous sommes au Moyen-Age, elle sort de l’emprise de son père pour aller épouser une alliance financière et militaire (bah oui, à la base, l’homme en lui-même importe peu comme d’hab). Connor l’enlève car bien entendu il vous une haïne à MacNare à qui la jeune femme était destinée.
Et là toute la force de ces romans passionnés apparaît ! En plus des sentiments, cette histoire dissimule un drame (dans mes souvenirs d’ado c’est parfois l’homme, parfois la femme) : Connor MacAlistair a vu son père mourir sous ses yeux alors qu’il n’était qu’un enfant !!!!! Quelqu’un a trahi son père -arrrghh – Il cherche à se venger, aidé en cela par ses deux fidèles amis qu’il a aidé à survivre le jour de ce massacre ….
Nota Bene : ces 2 fidèles lieutenants sont bien entendus superbes, en dépit des cicatrices, brulures etc. et l’un d’entre eux permettra à notre romancière de nous laisser sur une superbe fin (allez je spoile un peu : une des petites soeurs de Brenna n’est guère effrayée par la mine patibulaire de ces hommes grand, fort, musclé…. (je ne vous la refais pas, vous connaissez)).
En dépit de tous ces clichés, tout comme pour Chiffonnette, cette lecture ne fut pas désagréable, ni aussi fastidueuse que pour certains. L’histoire est relativement réaliste au niveau historique, les relations anglaises-écossaises sont connus, les notions de Laird sont claires et sans être une spécialiste, je n’ai pas l’impression que de graves erreurs historiques dominent. Là n’est pas vraiment le sujet me direz-vous, puisque c’est avant tout une aventure amoureuse, amour / haïne tout d’abord (bah oui quand même, je vous rappelle que notre héroïne a du caractère), qui nous est contée, mais Julie Garwood ajoute un soupçon de trahison, de folie, ainsi que des moeurs propres à l’époque. Et le mariage ayant eu lieu dès le début de notre histoire, et notre homme en kilt ayant fait rapidement valoir ses droits conjugaux, les galipettes ne manquent pas.
Vous l’aurez compris les clichés ont la part belle dans cette histoire d’amouuuur mais, même si tout est téléguidé, je me suis certainement moins ennuyée que certains d’entre vous. 🙂

Alors, J’en suis. Et vous ?

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