La danse des illusions / Brigitte Aubert. 10/18, 2008 (Grands détectives). 401 pages
Lors de l’extraordinaire vague de froid qui s’abat sur Paris pendant l’hiver 1895, le jeune reporter Louis Denfert découvre le corps sans vie d’un petit ramoneur en bord de Seine.
L’enfant n’a pas succombé à une mort naturelle et Louis apprend bientôt qu’une rumeur enfle dans les bas-fonds de la capitale : un homme en frac et en haut-de-forme, surnommé le Vicomte, rôderait dans Paris, attirant les enfants des rues à bord de son fiacre sous prétexte de leur montrer un fabuleux jouet optique… Tandis que les inventeurs de tout poil se livrent une bataille acharnée pour mettre au point le cinématographe, l’intrépide reporter se lance dans une traque sans merci, du Moulin-Rouge aux ors délabrés du carnaval de Venise, à la recherche d’une mystérieuse caméra et d’un pervers assoiffé de sang.
Mais dans les brouillards métiphiques de la lagune, il s’avère plus insaisissable qu’un démon…

Un sentiment de lourdeur s’est dégagée de ma lecture. Pour preuve, alors qu’il me restait une 100aine de pages, un soir, je n’ai pas retardé pour ce roman l’heure de mon coucher. J’avais envie de comprendre les différentes imbrications, mais ne me faisais guère d’illusions. Le traitre était évident, le sujet, le lieu, un tantinet abscons donc rien ne me retenait vers cet ouvrage :((
De prime abord Brigitte Aubert nous entraîne dans le sillage de Louis, journaliste avide d’aventures. Sa compagne, Camille, lui permet de côtoyer le monde de la nuit et, là… tout ce qui compte de noms connus pour l’époque vous est répertorié. Vous êtes dans l’encyclopédie, pas possible !! J’admets qu’à cette époque les lieux de plaisirs étaient sans doute peu nombreux et que vous étiez susceptibles de tous les rencontrer, mais là, c’est le pompon.
Et rien n’arrête l’auteur. Elle veut nous entraîner à sa suite à Venise afin de mieux nous montrer la lagune, nous parler de cette Venise au tournant du siècle – plus des références historiques et d’histoire de l’art – et voici toute la petite troupe qui se retrouve en plein Carnaval, parvenant à élucider la série des crimes avec un jeune « guide » passionnée d’histoire et de chiffres. Aucun d’entre eux ne parlent l’italien ? Basta !! Aucun problème.
Bref les invraisemblances se téléscopent à la multiplication des détails, des personnages (plusieurs fois je me suis posée la question mais qui est-ce déjà celui là ?).
L’auteur semble avoir eu 50 idées à la seconde et souhaité les intégrer coûte que coûte. L’histoire du cinématographe est certes intéressante, mais nous énumérer tous les dépôts de brevets des uns et des autres était-ce vraiment nécessaire ? Lorsqu’un livre m’interpelle sur un point, je me jette sur Wikipedia a posteriori. Nul besoin de jeunes premiers pédants au fait de tout. L’union fait la force, c’est certain, mais vraiment ces personnages avides de leur présent, imaginant les inventions du futur (les portables ils les imaginaient déjà, c’est vous dire !!)..
Ce livre est la seconde aventure de Louis Denfert, et B. Aubert semble parfois prendre un malin plaisir à me dire « Normal que tu n’y comprennes rien, tu n’as pas lu le 1er ».  Désolée cela ne donne pas pour autant envie de me jeter sur ce premier opus.
Bref une bien mauvaise pioche pour découvrir l’auteur.

Hydromielle a eu les mêmes impressions que moi :(,

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