Une gourmandise / Muriel Barbary. Gallimard éditions, 2009 (Folio). 166 pages
C’est le plus grand critique culinaire du monde, le Pape de la gastronomie, le Messie des agapes somptueuses.
Demain, il va mourir. Il le sait et il n’en a cure : aux portes de la mort, il est en quête d’une saveur qui lui trotte dans le coeur, une saveur d’enfance ou d’adolescence, un mets original et merveilleux dont il pressent qu’il vaut bien plus que tous ses festins de gourmet accompli. Alors il se souvient. Silencieusement, parfois frénétiquement, il vogue au gré des méandres de sa mémoire gustative, il plonge dans les cocottes de son enfance, il en arpente les plages et les potagers, entre campagne et parfums, odeurs et saveurs, fragrances, fumets, gibiers, viandes, poissons et premiers alcools…
Il se souvient et il ne trouve pas. Pas encore.
Prix du meilleur Livre de Littérature gourmande 2000

Vu les éloges reçus pour « L’élégance… » et ma « déception » initiale (je n’ai gardé que cela en tête, alors que l’écriture était, à mes yeux, plus que belle, et que j’ai été enchantée ensuite), je dois avouer que j’ai pris ce livre, prêt d’une collègue, par le bout des doigts.
Quelle imbécile ! Du coup, me préparant à tout, j’ai eu du mal à entrer dans ce roman, si court qu’évidemment je n’ai pu l’apprécier à sa juste valeur (sans aucun doute) et qu’il mériterait une seconde lecture.
Voilà comment avec de bêtes à priori, on manque de passer à côté d’un livre ! Et oui, je tournais les pages, cherchant l’erreur, essayant de comprendre les interventions de ce critique culinaire juxtaposées à celles de sa famille, de voisins, concierge (une Renée, d’où un redoublement de ma frayeur initiale).
Pour ceux qui, comme moi, serait enclin à la méfiance, il faut que vous sachiez que notre critique au cours de ces chapitres – prises de paroles, effectue parfois un retour en enfance (une de ses filles effectuant la même démarche, je me suis un peu perdue, pour toutes les raisons évoquées ci-dessus).
Si vous deviez retrouver une saveur gourmande, êtes-vous certain de pouvoir la canaliser ?
– Savoir exactement de laquelle il s’agit ?
– Du contexte de cette découverte gustative ?
– De savoir pourquoi vous l’avez aimé ?
Muriel Barbery nous montre que, tout comme les souvenirs chéris, notre madeleine de Proust n’est pas forcément le souvenir le plus coûteux. Nombreuses sont ces réminiscences attachées souvent à l’enfance, à des moments particuliers de notre existence. Mais, en l’occurence, pour ce chef qui a tant vécu, tant goûté, la gourmandise est liée également à son appétit…
Mais je vous laisse découvrir par vous même de quoi il s’agit exactement ;-D

Les billets de Tamara, de Florinette,

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