Le désespoir des singes… et autres bagatelles : récit / Françoise Hardy. Editions Robert Laffont, J’ai Lu, 2009. 435 pages
Dans cette autobiographie déjà culte, avec la grâce qui la caractérise, Françoise Hardy ne cache rien des épreuves qu’elle a su traverser, de ses amours avec Jean-Marie Périer, puis avec son mari, Jacques Dutronc.
Au fil des pages, on croise : Serge Gainsbourg, Salvador Dali, Michel Berger, Patrick Modiano, Etienne Daho, John Frankenheimer, France Gall, Michel Houellebecq et bien d’autres encore. Mieux qu’un récit de souvenirs, Le désespoir des singes et autres bagatelles est une traversée des apparences, servie par une écriture d’une justesse remarquable, au plus près des émotions.

Fin 2008 je lisais le billet de Cuné avec beaucoup d’intérêt tant cette biographie m’intriguait. Je me posais beaucoup de questions et Cuné était parvenue à diablement me tenter, sans néanmoins que je passe en caisse. Bien entendu dès que ma collègue m’a dit le lire et être disposée à me le prêter, j’ai dit banco !
Oui c’est agréable à lire, j’ai aimé la manière de F. Hardy de nous faire traverser le temps, de sa prime enfance aux années 2000, mais je ne sais pas, … En refermant l’ouvrage je ne suis pas totalement satisfaite, à aucun moment je ne me suis cramponnée à ce livre, sans vouloir le lâcher.  Néanmoins elle a su donner de la vie à cette autobiographie, n’a pas rédigé pour autant, quelque chose de plan-plan. Cela grâce à ses anecdotes relatives à ses contemporains qui ne le sont pas tout à fait pour moi, mais pour mes parents, ce qui me fait les « connaître » néanmoins. Mais surtout, sans doute, sa franchise, sa lucidité y est pour beaucoup. Elle n’élude aucune question qu’il s’agisse de son héritage famiale – amour, désamour – et influences sur sa vie d’adulte, de ses souffrances amoureuses, des douleurs de la création, de l’incompréhension relative à une entente différente de sa musique par rapport aux professionnels qui l’entourent pour la réalisation de ses disques.
C’est avant tout un magnifique portrait de femmes, comme Cuné vous l’avait déjà dit. !
A découvrir en collection de poche puisque l’ouvrage y est désormais disponible. Cela vous permettra de vous faire votre propre opinion sans remords .

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