Le chat qui venait du ciel / Hiraide Takashi. Traduit du japonais par Elisabeth Suetsugu. Editions Philippe Picquier, 2006. 131 pages
Voici un roman touché par la grâce, celle d’un chat  » si petit et si frêle qu’on remarquait tout de suite ses oreilles pointues et mobiles à l’extrême « .
Quand un jeune couple emménage un jour dans le pavillon d’une ancienne demeure japonaise, il ne sait pas encore que sa vie va s’en trouver transformée. Car cette demeure est entourée d’un immense et splendide jardin, et au coeur de ce jardin, il y a un chat. Sa beauté et son mystère semblent l’incarnation même de l’âme du jardin, gagné peu à peu par l’abandon, foisonnant d’oiseaux et d’insectes. Tout le charme infini de ce livre tient dans la relation que le couple va tisser avec ce chat qui se fond dans la végétation exubérante pour surgir inopinément, grimpe avec une rapidité fulgurante au sommet des pins gigantesques, frappe à la vitre pour se réconcilier après une brouille.
Un charme menacé, car ce qui éveille en nous la beauté et appelle le bonheur est toujours en sursis. Hiraide Takashi, qui est avant tout poète, a insufflé une lumineuse et délicate magie à cette histoire du  » chat qui venait du ciel « , son premier roman, largement autobiographique.

Parce qu’il s’agit des Editions Picquier, que cela se déroule en Asie (Japon), en raison d’une magnifique couverture, et que la quatrième me disait bien, tout comme les premières pages lues dans la librairie, je me suis laissée tenter par ce roman lors de mon escapade toulousaine.
Je vous l’ai déjà avoué en maintes occasion, je ne suis guère sensible à la poésie mais l’écriture de ce court roman m’a réellement envoutée grâce à la plume de Hiraide Takashi. J’ai adoré les disgressions sur la « Sente de l’éclair » en ouverture de ce livre, même si j’attendais davantage de cette partie féérique. L’arrivée de Chibi, le petit chat, nous entraîne dans un autre univers, celui de la relation que ce couple va développer avec lui, l’enfant de la famille. Sa disparition sera un drame pour eux, mais cet événement n’est pas là pour nous arracher des larmes, juste pour nous montrer la place qu’il occupait dans leur vie, pour parler de leurs relations avec autrui et la manière dont ils vont l’appréhender et la surmonter.
Chibi n’est pas l’unique personnage de ce roman, le jardin est également un atout majeur de ce récit.
Si vous détestez les passages descriptifs, la lenteur de l’écriture, je vous conseille de passer votre chemin.
J’ai été genée par les incessants retour en arrière chronologiquement parlant, fait par l’auteur. Vous êtes en février, et hop, il revient en octobre, reprenant des éléments précédemment évoqués. Cela a un peu perturbé ma lecture, mais cela n’en demeure pas moins un bon souvenir.

Les avis de Tamara, Papillon, YueYin, Lou

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